{"id":1281,"date":"2026-05-06T18:37:23","date_gmt":"2026-05-06T18:37:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dhammadelaforet.com\/?page_id=1281"},"modified":"2026-05-11T09:30:27","modified_gmt":"2026-05-11T09:30:27","slug":"ecouter-le-dhamma-et-etre-le-dhamma","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/ecouter-le-dhamma-et-etre-le-dhamma\/","title":{"rendered":"\u00c9couter le Dhamma et \u00eatre le Dhamma"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14.082px, 0.88rem + ((1vw - 3.2px) * 0.786), 21px);text-transform:none\"><strong>Extrait du livre d\u2019Ajahn Chah \u00ab&nbsp;\u00catre ce qui est&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Traduction de Jeanne Schut<\/em><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Dhamma que l\u2019on vient demander aux moines \u2013 les pr\u00e9ceptes et l\u2019enseignement \u2013 est un outil qui permet de comprendre les choses. L\u2019enseignement est donn\u00e9 avec des mots mais le Dhamma n\u2019existe pas dans les mots. Les mots permettent seulement de pointer dans une direction pour montrer la voie, toucher l\u2019esprit et guider vers la connaissance et la r\u00e9alisation du Dhamma. C\u2019est pourquoi il est dit que l\u2019enseignement en soi n\u2019est pas le Dhamma. Nous entendons avec les oreilles et parlons avec la bouche mais cela n\u2019a pas de valeur ultime&nbsp;; ces mots et ces concepts ne sont pas le Dhamma lui-m\u00eame. S\u2019ils l\u2019\u00e9taient, ils auraient une existence propre et ind\u00e9pendante, au-dessus de toute chose. Donc chercher \u00e0 comprendre le Dhamma revient simplement \u00e0 s\u2019efforcer de d\u00e9velopper la sagesse de voir les choses telles qu\u2019elles sont en v\u00e9rit\u00e9, et non d\u00e9truire ou changer quoi que ce soit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le corps est une excellente illustration. Il na\u00eet \u00e0 partir de causes et de conditions. Quand il na\u00eet, il fonctionne selon une certaine loi qui lui permet d\u2019exister d\u2019une certaine mani\u00e8re et il n\u2019\u00e9coute personne. Nous sommes n\u00e9s, nous sommes devenus enfants puis adultes, nous avons vieilli et, pendant tout ce temps, notre corps a chang\u00e9 selon sa propre nature. Il a grandi et vieilli quoi que l\u2019on ait pu dire, penser ou pr\u00e9f\u00e9rer. Il ne sert strictement \u00e0 rien de pleurer, de se lamenter ou de lui demander de cesser de fonctionner ainsi, ne serait-ce qu\u2019un seul jour.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but, le corps na\u00eet \u00e0 partir de causes, il se d\u00e9veloppe selon certaines conditions et, \u00e0 la fin, il cesse d\u2019exister, ind\u00e9pendamment des pr\u00e9f\u00e9rences ou des d\u00e9sirs de qui que ce soit. Telle est la nature de la vie qui existe selon cette loi immuable d\u2019apparition et de disparition des ph\u00e9nom\u00e8nes. Le Bouddha a enseign\u00e9 qu\u2019il faut \u00e9tudier cela de pr\u00e8s&nbsp;; c\u2019est extr\u00eamement important. Observez la peau, les dents, les cheveux et tous les \u00e9l\u00e9ments qui composent le corps&nbsp;: que voyez-vous&nbsp;? Un changement constant. \u00c9tant apparue, chaque partie du corps poursuit sa propre route et finit par se d\u00e9sagr\u00e9ger d\u2019elle-m\u00eame. Une fois apparu, le corps n\u2019est pas sous le contr\u00f4le des \u00eatres mais sous celui des causes et des conditions qui l\u2019ont amen\u00e9 \u00e0 l\u2019existence. Ensuite il dispara\u00eet de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019il est apparu. Il n\u2019a pas besoin de demander notre permission ou notre accord pour pouvoir grandir, vieillir, se d\u00e9sagr\u00e9ger et mourir \u2013 tout cela se produit automatiquement. Nous n\u2019avons aucune autorit\u00e9 sur le corps&nbsp;; il change selon sa propre nature pour finalement se dissoudre. Ce sont les <em>sabhava-dhamma<\/em>, les conditions naturelles. Quoi qu\u2019il advienne, nous ne pourrons jamais d\u00e9fier cette nature ou lui dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00c9coute un peu mes lamentations. Ne permets pas que je vieillisse&nbsp;! Fais ce que je te demande.&nbsp;\u00bb La nature est ainsi. Cela fait partie du Dhamma que le Bouddha a enseign\u00e9. Nous ne sommes pas ce corps et nous ne le poss\u00e9dons pas non plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si votre conscience de ces v\u00e9rit\u00e9s n\u2019est pas claire, si votre vision de la nature est erron\u00e9e, vous \u00eates dans \u00ab&nbsp;le Dhamma de la vision erron\u00e9e&nbsp;\u00bb. Dans ce cas, vous voyez toutes ces choses comme v\u00f4tres et vous fonctionnez en termes de \u00ab&nbsp;moi et les autres&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 c\u2019est l\u2019ignorance. Quand il y a ignorance, des formations mentales apparaissent et vous vous d\u00e9battez. Vous voulez ma\u00eetriser les situations, avoir ceci et repousser cela&nbsp;; vous \u00eates en proie \u00e0 l\u2019attirance et \u00e0 la r\u00e9pulsion&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u2019aime&nbsp;ceci, donnez m\u2019en encore&nbsp;! Je ne supporte pas&nbsp;cela, \u00e9loignez-le de moi&nbsp;! Cette chose devrait \u00eatre comme ceci, celle-l\u00e0 devrait \u00eatre comme cela.&nbsp;\u00bb Toutes ces pens\u00e9es d\u00e9coulent d\u2019une vision erron\u00e9e. Vous vous comportez comme une personne qui voudrait d\u00e9rober la maison et le terrain d\u2019un autre&nbsp;: vous vous emparez de ce qui ne vous appartient pas. Les d\u00e9sirs continuent \u00e0 affluer en grand nombre et vous ne savez m\u00eame pas d\u2019o\u00f9 ils viennent ni ce qu\u2019ils vont vous pousser \u00e0 faire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enseigner le Dhamma et l\u2019\u00e9couter, dire que les choses sont comme ceci ou comme cela, n\u2019est pas vraiment le Dhamma. Ce sont des mots qui pointent dans une direction pour vous permettre d\u2019aller voir par vous-m\u00eame. Parler pour aider les gens \u00e0 voir la v\u00e9rit\u00e9 est un moyen habile&nbsp;; c\u2019est une fa\u00e7on d\u2019enseigner, c\u2019est le Dhamma de l\u2019\u00e9tude. Mais s\u2019il n\u2019y a pas de v\u00e9ritable vision juste au-del\u00e0 de la parole, si on se contente d\u2019apprendre des mots pour pouvoir les r\u00e9p\u00e9ter, nul n\u2019en retire aucun b\u00e9n\u00e9fice. Par contre, quand on met en pratique les enseignements et que l\u2019on voit qu\u2019il y a effectivement une loi constante et immuable qui se met en marche selon des causes et des conditions, sans \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb, sans quintessence, on arrive vraiment \u00e0 ce que le Bouddha enseignait. Tant que nous ne le voyons pas, la souffrance est pr\u00e9sente mais si nous le voyons, nous ne sommes plus esclaves du d\u00e9sir et de l\u2019attachement&nbsp;; plus rien ne peut nous faire rire ou pleurer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous n\u2019avez cess\u00e9 de rire et de pleurer depuis que vous \u00eates tout-petit&nbsp;; vous vous \u00eates comport\u00e9 comme un fou pendant tout ce temps, cherchant inlassablement \u00e0 obtenir ce qui n\u2019est pas \u00e0 vous, toujours en conflit, d\u00e9sirant des choses que vous ne pourrez jamais v\u00e9ritablement obtenir et vivant dans un \u00e9tat permanent d\u2019insatisfaction et de souffrance. Mais si vous \u00e9coutez pour que l\u2019esprit devienne Dhamma et que vous pratiquez de fa\u00e7on \u00e0 voir le Dhamma, vous en finirez avec les probl\u00e8mes de cette vie. Tout peut s\u2019arr\u00eater ici-m\u00eame. Comprenez que les choses n\u2019existent pas pour que vous puissiez les agr\u00e9menter, les modifier ou les am\u00e9liorer. Elles sont simplement la nature inalt\u00e9rable \u2013 ce qui est \u2013 apparaissant et disparaissant. Quand on \u00e9tudie et on pratique le Dhamma, on comprend que le Bouddha n\u2019a pas donn\u00e9 son enseignement pour am\u00e9liorer les choses mais pour que nous puissions les voir dans leur v\u00e9rit\u00e9. Si vous voulez changer les choses, ce n\u2019est pas le Dhamma, ce n\u2019est pas la v\u00e9rit\u00e9, ce n\u2019est que l\u2019habitude de quelqu\u2019un qui veut ma\u00eetriser et manipuler. Si vous ne voyez pas la v\u00e9rit\u00e9 de ce qui est, il n\u2019y a pas de voie de pratique&nbsp;possible ; vous \u00eates en dehors des nobles v\u00e9rit\u00e9s de la souffrance, de sa cause, de sa cessation et de la voie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis que les enseignements du Bouddha ont \u00e9t\u00e9 transmis, ceux qui entendent et pratiquent n\u2019ont jamais eu besoin d\u2019adapter ou de modifier les choses, seulement de conna\u00eetre et de l\u00e2cher prise. La sagesse est ce qui sait selon la v\u00e9rit\u00e9 des <em>sankhara<\/em>, des ph\u00e9nom\u00e8nes conditionn\u00e9s. Quel que soit l\u2019\u00e9tat des <em>sankhara<\/em>, c\u2019est ce que nous devons conna\u00eetre. Il est dans la nature des <em>sankhara<\/em> d\u2019appara\u00eetre et de dispara\u00eetre. Toute autre vision des choses rel\u00e8ve d\u2019un Dhamma pollu\u00e9, c\u2019est l\u2019enseignement de l\u2019ignorance log\u00e9e dans le c\u0153ur. Dans ce cas, il n\u2019y aura pas de cessation, la roue continuera \u00e0 tourner : pas de solution, pas de fin, aucun moyen de l\u2019arr\u00eater. C\u2019est comme lorsque des insectes rampent sur le rebord d\u2019une barrique d\u2019eau&nbsp;: ils sont sans cesse en mouvement mais ils ne vont nulle part, se contentant de tourner en rond sur le rebord. Les pens\u00e9es des \u00eatres ordinaires peu \u00e9volu\u00e9s sont pareilles&nbsp;: ne connaissant ni fin ni solution, elles font du sur-place. Nous croyons peut-\u00eatre que nous avan\u00e7ons beaucoup mais nous ne faisons que tourner en rond et revenons sans cesse au m\u00eame point. Si nous ne voyons pas ce cercle vicieux dans notre c\u0153ur, c\u2019est parce que la sagesse est absente. Nous nous reposons sur des concepts erron\u00e9s, les prenant pour de la sagesse, tandis que la vraie sagesse nous \u00e9chappe. Ensuite cette ignorance prend les commandes et, comme il n\u2019y a plus de normes pour orienter la pratique, tout part \u00e0 vau-l\u2019eau. Ce n\u2019est pas le Dhamma. Dans le Dhamma qu\u2019enseigne le Bouddha, on cherche \u00e0 voir ce qui est tel que c\u2019est. Cela signifie voir qu\u2019il n\u2019y a pas de solution, qu\u2019il n\u2019y a rien \u00e0 changer ni \u00e0 adapter, parce que le Dhamma est toujours parfait tel qu\u2019il est. Nous abandonnons ainsi le d\u00e9sir de tout contr\u00f4ler.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons tendance \u00e0 penser que les choses ne sont pas justes, qu\u2019elles sont trop grandes ou trop petites, alors nous essayons de les rapetisser ou de les agrandir. Mais pourquoi nous semblent-elles trop grandes ou trop petites&nbsp;? Du fait de notre perception. Tel est le d\u00e9sir de ceux qui ont une vision erron\u00e9e des choses. Mais nous ne pouvons rien changer \u00e0 ce qui est. Souhaiter le contraire est aussi ridicule et \u00e9puisant que se battre contre un arbre et le boxer. C\u2019est pourquoi le Bouddha nous a conseill\u00e9 de voir selon le Dhamma.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout ce qui entre dans le champ de nos perceptions existe selon la nature, un point c\u2019est tout. Si notre conscience comprend les choses selon le Dhamma, quoi qu\u2019il arrive, rien de f\u00e2cheux ne pourra en r\u00e9sulter. Quoi que subisse notre corps, nous n\u2019en serons pas affect\u00e9s. Nous ne chercherons plus \u00e0 retirer quoi que ce soit des agr\u00e9gats composant notre corps et notre esprit, et nous demeurerons tranquillement \u00e0 notre place, in\u00e9branlables et en paix. Le Bouddha nous a recommand\u00e9 de bien \u00e9tudier le corps, les ressentis, l\u2019esprit et les \u00e9tats mentaux \u2013 les quatre fondements de l\u2019attention. Il n\u2019y a rien \u00e0 r\u00e9soudre ou \u00e0 d\u00e9faire, seulement conna\u00eetre les choses telles qu\u2019elles sont dans leur r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le corps fait l\u2019exp\u00e9rience de la naissance, du vieillissement et de la mort. Il n\u2019y a rien de stable en lui. Sachez que cette r\u00e9alit\u00e9 est Dhamma. C\u2019est la v\u00e9rit\u00e9 et il n\u2019y a rien \u00e0 changer, \u00e0 d\u00e9truire ou \u00e0 r\u00e9soudre. Quand vous en arrivez l\u00e0, il n\u2019y a plus rien \u00e0 dire. Il n\u2019y a plus de poids \u00e0 porter. Si vous connaissez cette r\u00e9alit\u00e9, o\u00f9 que vous soyez vous n\u2019agissez pas n\u00e9gligemment, sans attention. Vous voyez simplement les choses telles qu\u2019elles sont, comme des conditions qui apparaissent et disparaissent. Que reste-t-il \u00e0 chercher&nbsp;? Sur quoi allez-vous pleurer et vous lamenter&nbsp;? \u00c0 quoi vous \u00e9puiserez-vous&nbsp;? De quoi souffrirez-vous&nbsp;? Que voulez-vous avoir ou \u00eatre&nbsp;? Quand direz-vous que les choses sont grandes ou petites, longues ou courtes&nbsp;? Au bout du compte, que direz-vous de la nature&nbsp;des choses ? Il y a ce cycle d\u2019existence et puis c\u2019est tout. Quand on voit cette profonde v\u00e9rit\u00e9, on trouve la paix, on est libre, sans chagrin, en conflit avec personne [\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enseignement formel qui explique cela est une question de langage et de mots ad\u00e9quats. Ce n\u2019est pas le Dhamma lui-m\u00eame&nbsp;; c\u2019est simplement une fa\u00e7on de montrer la voie pour aider les gens \u00e0 comprendre la v\u00e9rit\u00e9. Mais quand nous \u00e9coutons le Dhamma et que nous croyons l\u2019avoir compris, nous estimons que nous \u00ab&nbsp;poss\u00e9dons&nbsp;\u00bb le Dhamma, que nous \u00ab&nbsp;sommes&nbsp;\u00bb le Dhamma. Si c\u2019\u00e9tait vraiment le cas, nous ne ressentirions plus d\u2019avidit\u00e9 ni d\u2019aversion et nous n\u2019aurions plus de concepts erron\u00e9s. Si nous connaissions vraiment le Dhamma, si nous le voyions et que nous l\u2019incarnions, nous serions lib\u00e9r\u00e9s de tout cela&nbsp;\u2013 or nous sommes toujours esclaves de la souffrance. Quand la vision juste s\u2019\u00e9veille, la souffrance et ses causes s\u2019\u00e9vaporent. Le Dhamma profond est ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a aussi le Dhamma qui consiste \u00e0 avoir un comportement permettant de vivre en soci\u00e9t\u00e9 dans la mod\u00e9ration et le respect d\u2019autrui. Cela s\u2019appelle <em>sila-dhamma<\/em> ou \u00ab&nbsp;la voie de la conduite vertueuse&nbsp;\u00bb, vivre avec les autres sans querelles ni conflits. C\u2019est le Dhamma que tout le monde, \u00e0 tous les niveaux de la soci\u00e9t\u00e9, devrait pratiquer pour \u00eatre heureux. Pourtant, une fois ce bonheur atteint, une autre forme de souffrance commence. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 mieux que ce que vivent les gens qui n\u2019ont aucune connaissance et aucune moralit\u00e9 mais voil\u00e0&nbsp;: une fois ce bonheur atteint, on va essayer de le pr\u00e9server et cela va engendrer une autre forme de souffrance. Cette pratique de <em>sila-dhamma<\/em> \u00e0 elle seule ne lib\u00e8re pas mais elle est une bonne base. Quant \u00e0 cr\u00e9er les causes et les conditions pour une lib\u00e9ration totale, c\u2019est une autre affaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors, quand vous \u00e9coutez le Dhamma, ne croyez pas que c\u2019est tout ce qu\u2019il y a \u00e0 faire. Prenez-le \u00e0 c\u0153ur et pratiquez-le&nbsp;! Faites-en la cause et la condition qui vont vous permettre d\u2019atteindre le <em>nibb\u0101na<\/em>, l\u2019au-del\u00e0 de la mort, la cessation de la souffrance et la v\u00e9ritable paix.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extrait du livre d\u2019Ajahn Chah \u00ab&nbsp;\u00catre ce qui est&nbsp;\u00bb Traduction de Jeanne Schut Le Dhamma que l\u2019on vient demander aux moines \u2013 les pr\u00e9ceptes et l\u2019enseignement \u2013 est un outil qui permet de comprendre les choses. L\u2019enseignement est donn\u00e9 avec des mots mais le Dhamma n\u2019existe pas dans les mots. 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