{"id":1915,"date":"2026-05-13T09:29:19","date_gmt":"2026-05-13T09:29:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dhammadelaforet.com\/?page_id=1915"},"modified":"2026-05-13T09:32:25","modified_gmt":"2026-05-13T09:32:25","slug":"se-liberer-des-5-agregats-de-souffrance","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/se-liberer-des-5-agregats-de-souffrance\/","title":{"rendered":"Se lib\u00e9rer des 5 agr\u00e9gats de souffrance"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14.082px, 0.88rem + ((1vw - 3.2px) * 0.786), 21px);\"><strong>Maha Ghosananda<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);text-transform:none\"><em>Traduction de Jeanne Schut<\/em><\/h2>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha a pleur\u00e9 en voyant le cycle sans fin de la souffrance : la mouche mange la fleur ; la grenouille mange la mouche ; le serpent mange la grenouille ; l&rsquo;oiseau mange le serpent ; le tigre mange l&rsquo;oiseau ; le chasseur tue le tigre ; le corps du tigre enfle; les mouches viennent manger le cadavre du tigre ; les mouches pondent des \u0153ufs dans le cadavre ; les \u0153ufs deviennent mouches&nbsp;; les mouches mangent les fleurs ; et les grenouilles mangent les mouches&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voil\u00e0 pourquoi le Bouddha a dit : \u00ab Je n&rsquo;enseigne que deux choses&nbsp;: la souffrance et la fin de la souffrance. \u00bb Souffrir, se nourrir et ressentir sont exactement pareils.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les ressentis mangent tout. Les ressentis ont six bouches&nbsp;: les yeux les oreilles, le nez, la langue, le corps et le mental. La premi\u00e8re bouche se nourrit de formes \u00e0 travers les yeux&nbsp;; la deuxi\u00e8me se nourrit de sons&nbsp;; la troisi\u00e8me se nourrit d\u2019odeurs&nbsp;; la quatri\u00e8me se nourrit de saveurs&nbsp;; la cinqui\u00e8me se nourrit de contacts physiques&nbsp;; et la derni\u00e8re bouche se nourrit d\u2019id\u00e9es. Voil\u00e0 ce que sont les ressentis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout a une cause. Il n&rsquo;y a pas de \u00ab&nbsp;personne&nbsp;\u00bb, juste des causes et des conditionnements. Par cons\u00e9quent, \u00ab&nbsp;vous&nbsp;\u00bb ne pouvez ni entendre ni voir. Lorsqu\u2019il y a un contact entre un son et les oreilles, il y a le fait d\u2019entendre. Lorsque la forme entre en contact avec les yeux, il y a le fait de voir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque les yeux, la forme et la conscience sensorielle se rencontrent, il y a contact visuel. Le contact visuel conditionne le ressenti. Le ressenti conditionne la perception. Les perceptions conditionnent la pens\u00e9e et la pens\u00e9e c\u2019est \u00ab&nbsp;moi, je, le mien&nbsp;\u00bb \u2013 l&rsquo;id\u00e9e douloureusement erron\u00e9e qu\u2019il y a un \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb qui voit, entend, sent, go\u00fbte, touche et pense.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ressenti utilise les yeux pour d\u00e9vorer les formes. Si une forme est belle, un ressenti agr\u00e9able p\u00e9n\u00e8tre dans les yeux. Si une forme n&rsquo;est pas belle, elle engendre un ressenti d\u00e9sagr\u00e9able. Si nous ne sommes pas attentifs \u00e0 une certaine forme, un ressenti neutre appara\u00eet. Il en va de m\u00eame avec les oreilles&nbsp;: les sons doux engendrent des ressenti agr\u00e9ables, les sons durs engendrent des ressentis d\u00e9sagr\u00e9ables et l&rsquo;inattention fait appara\u00eetre des ressentis neutres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais l\u00e0 encore, vous allez penser : \u00ab C\u2019est moi qui vois, qui entends, qui ressens.&nbsp;\u00bb Mais ce n&rsquo;est pas \u00ab&nbsp;vous&nbsp;\u00bb. Il y a simplement un contact&nbsp;: la rencontre entre les yeux, une forme et de la conscience visuelle. C&rsquo;est seulement le Dhamma.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un homme demanda un jour au Bouddha : \u00ab Qui ressent ?&nbsp;\u00bb<br>Le Bouddha r\u00e9pondit : \u00ab&nbsp;La question n\u2019est pas bien pos\u00e9e.&nbsp;\u00bb Il n\u2019y a pas de \u00ab&nbsp;personne&nbsp;\u00bb qui ressente. Le ressenti ressent. Il n&rsquo;y a pas de <em>je<\/em>, de <em>moi<\/em> ou de <em>mien<\/em>. Il n&rsquo;y a que le Dhamma.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes les sortes de ressentis rel\u00e8vent de la souffrance. Ils sont pleins de vanit\u00e9, pleins de \u00ab je suis \u00bb. Si nous parvenons \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer la nature m\u00eame des ressentis, nous pourrons r\u00e9aliser le pur bonheur de l\u2019\u00c9veil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sentiments et les sensations nous font souffrir, parce que nous ne comprenons pas qu&rsquo;ils sont impermanents. Le Bouddha a dit : \u00ab Comment les ressentis pourraient-ils \u00eatre permanents alors qu\u2019ils d\u00e9pendent du corps qui, lui, est impermanent ?&nbsp;\u00bb Lorsque nous ne contr\u00f4lons pas nos ressentis, nous sommes contr\u00f4l\u00e9s par eux. Si nous vivons dans l&rsquo;instant pr\u00e9sent, nous pouvons voir les choses telles qu&rsquo;elles sont. Ce faisant, nous pouvons mettre un terme \u00e0 tout d\u00e9sir, briser l&rsquo;esclavage et r\u00e9aliser la paix.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour comprendre les ressentis agr\u00e9ables, d\u00e9sagr\u00e9ables et neutres, nous devons mettre en pratique les quatre fondements de l\u2019attention. L\u2019attention bien aiguis\u00e9e peut transformer les ressentis agr\u00e9ables, d\u00e9sagr\u00e9ables et neutres en sagesse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En m\u00e9ditation, nous d\u00e9tendons le corps mais nous nous asseyons bien droit, et en suivant notre respiration ou tout autre objet de concentration, nous arr\u00eatons la plupart de nos pens\u00e9es. Par cons\u00e9quent, nous cessons d&rsquo;\u00eatre manipul\u00e9s par nos ressentis Les pens\u00e9es engendrent les ressentis et les ressentis cr\u00e9ent de nouvelles pens\u00e9es. \u00catre libre de l\u2019attachement aux pens\u00e9es et aux ressentis, c\u2019est le <em>nibbana<\/em>, le bonheur le plus \u00e9lev\u00e9, le bonheur supr\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vivre sans souffrir signifie vivre toujours dans le pr\u00e9sent. Le plus grand des bonheurs est ici et maintenant.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(16.834px, 1.052rem + ((1vw - 3.2px) * 1.042), 26px);text-transform:none\">Se lib\u00e9rer de la souffrance<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha a dit : \u00ab&nbsp;Je n&rsquo;enseigne que deux choses&nbsp;: la souffrance et la fin de la souffrance.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelle est la cause de la souffrance ? La souffrance na\u00eet de l&rsquo;attachement. Si le mental dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je suis&nbsp;\u00bb, il y a souffrance. S&rsquo;il dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je ne suis pas&nbsp;\u00bb, il y a aussi souffrance. Tant que le mental s&rsquo;attache, il souffre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque l&rsquo;esprit &#8211; le mental &#8211; est silencieux, il devient paisible et libre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;attachement a 108 noms. On peut l\u2019appeler cupidit\u00e9, col\u00e8re, envie ou convoitise. L\u2019attachement est comme une mue&nbsp;: lorsqu\u2019un serpent se d\u00e9barrasse de sa peau ext\u00e9rieure dure, il y en a toujours une autre dessous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comment pouvons-nous nous lib\u00e9rer de la souffrance ? Nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 la laisser passer. \u00ab&nbsp;P\u00e9niblement nous la supportons, joyeusement nous la laissons aller.&nbsp;\u00bb La souffrance suit celui qui n\u2019a pas ma\u00eetris\u00e9 son esprit aussi s\u00fbrement qu&rsquo;une charrette suit le b\u0153uf qui la tire. La paix suit celui qui a ma\u00eetris\u00e9 son esprit aussi s\u00fbrement que son ombre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019attachement est toujours source de souffrance. C&rsquo;est une loi naturelle, comme la loi du feu. Peu importe que vous croyiez ou non que le feu est chaud. Quand vous le touchez, il vous br\u00fble.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Dhamma nous enseigne \u00e0 conna\u00eetre, entra\u00eener et lib\u00e9rer l&rsquo;esprit. Lorsque l&rsquo;esprit est ma\u00eetris\u00e9, tout le Dhamma est ma\u00eetris\u00e9. Quelle est la cl\u00e9 pour ma\u00eetriser le mental ? C&rsquo;est l\u2019attention.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Faut-il longtemps pour se lib\u00e9rer de la souffrance ? Non, l\u2019\u00c9veil est toujours ici et maintenant. Mais s&rsquo;en rendre compte peut prendre de nombreuses vies !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maha Ghosananda Traduction de Jeanne Schut Le Bouddha a pleur\u00e9 en voyant le cycle sans fin de la souffrance : la mouche mange la fleur ; la grenouille mange la mouche ; le serpent mange la grenouille ; l&rsquo;oiseau mange le serpent ; le tigre mange l&rsquo;oiseau ; le chasseur tue le tigre ; le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1915","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1915","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1915"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1915\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1930,"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1915\/revisions\/1930"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}