{"id":1963,"date":"2026-05-14T12:39:21","date_gmt":"2026-05-14T12:39:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dhammadelaforet.com\/?page_id=1963"},"modified":"2026-05-14T12:58:08","modified_gmt":"2026-05-14T12:58:08","slug":"biographie-du-venerable-pannavaddho","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/biographie-du-venerable-pannavaddho\/","title":{"rendered":"Biographie du V\u00e9n\u00e9rable Pa\u00f1\u00f1avaddho"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);text-transform:none\">Texte de  Jason Chang traduit par Jeanne Schut<\/h2>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant 41 ans, le V\u00e9n\u00e9rable Pa\u00f1\u00f1avaddho fut le plus ancien moine occidental \u00e0 suivre la voie de pratique d\u2019Ajahn Mun. Ajahn Panya, comme on l\u2019appelait, \u00e9tait un homme intellectuellement brillant qui, gr\u00e2ce \u00e0 ses efforts en m\u00e9ditation, r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9tablir en lui-m\u00eame une solide fondation spirituelle. Tout en faisant preuve d\u2019un total d\u00e9vouement en enseignant le Dhamma d\u2019Ajahn Mun \u00e0 ses nombreux disciples, sa pr\u00e9sence forte et paisible toucha la vie de tr\u00e8s nombreuses personnes. Il devint un pionnier du Sangha occidental et ses instructions encourag\u00e8rent un nombre incalculable de moines et de la\u00efcs \u00e0 pratiquer les enseignements d\u2019Ajahn Mun. Quant \u00e0 ses traductions et interpr\u00e9tations des enseignements d\u2019Ajahn Maha Boowa, elles ont introduit des g\u00e9n\u00e9rations de bouddhistes \u00e0 la Tradition de la For\u00eat tha\u00eflandaise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ajahn Panya est n\u00e9 sous le nom de Peter John Morgan, de parents gallois, le 19 octobre 1925, dans l\u2019\u00e9tat de Mysore, au sud de l\u2019Inde o\u00f9 son p\u00e8re \u00e9tait en poste en tant qu\u2019ing\u00e9nieur des mines. A l\u2019\u00e2ge de 7 ans, ses parents l\u2019envoy\u00e8rent commencer sa scolarit\u00e9 en Grande-Bretagne. Il v\u00e9cut au pays de Galles, chez ses grands-parents, jusqu\u2019au retour du reste de la famille, quelques ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa famille s\u2019installa dans les Midlands o\u00f9 il termina l\u2019\u00e9cole primaire mais la Seconde Guerre mondiale les obligea \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager souvent avant que le jeune Peter ne termine ses \u00e9tudes secondaires. Vers l\u2019\u00e2ge de 15 ans, Peter contracta une forme de tuberculose au pied droit, probablement en buvant du lait de vaches malades. Il suivit plusieurs traitements qui rest\u00e8rent sans effet&nbsp;; il fallut alors l\u2019op\u00e9rer pour lui retirer l\u2019os infect\u00e9, en cons\u00e9quence de quoi, les os de la cheville fusionn\u00e8rent. Cela lui valut un handicap \u00e0 vie qui s\u2019av\u00e9ra pourtant, dans un sens, \u00eatre une b\u00e9n\u00e9diction. En effet, il fut r\u00e9form\u00e9 pendant la guerre et \u00e9vita ainsi de se cr\u00e9er beaucoup de mauvais karma. Peter fut alors libre de poursuivre ses \u00e9tudes \u00e0 la Faraday House de Londres d\u2019o\u00f9 il sortit avec un dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur en \u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 la fin de la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il partit aussit\u00f4t pour l\u2019Inde o\u00f9 il passa deux ann\u00e9es \u00e0 travailler comme ing\u00e9nieur en \u00e9lectricit\u00e9 dans les mines d\u2019or du Kolar. A son retour en Angleterre, il poursuivit cette carri\u00e8re pendant 7 ans, d\u2019abord \u00e0 Stafford puis \u00e0 Londres. C\u2019est \u00e0 cette p\u00e9riode de sa vie qu\u2019il commen\u00e7a \u00e0 s\u2019int\u00e9resser beaucoup au bouddhisme. Il commen\u00e7a \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la valeur et au sens de la naissance et de la vie dans ce monde \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019in\u00e9vitable avanc\u00e9e vers la maladie, la vieillesse et la mort. Il commen\u00e7a \u00e0 remettre en question la nature m\u00eame de l\u2019existence et en conclut que les explications classiques, tant scientifiques que religieuses, \u00e9taient d\u00e9fectueuses. Dans sa qu\u00eate de la v\u00e9rit\u00e9, il d\u00e9couvrit que l\u2019enseignement du Bouddha offrait une base solide de th\u00e9orie et de pratique qui pouvait servir de plateforme pour une investigation profonde de toutes ces questions. Il lut de nombreux enseignements du Bouddha et se rapprocha de plusieurs organismes bouddhistes. Finalement, inspir\u00e9 par l\u2019exemple de Bhikkhu Kapilavaddho, moine bouddhiste anglais qui s\u2019\u00e9tait fait ordonner moine en Tha\u00eflande, Peter d\u00e9cida de renoncer \u00e0 la vie dans le monde et de poursuivre sa qu\u00eate de la v\u00e9rit\u00e9 en se lib\u00e9rant du fardeau des soucis terrestres. Il fut ordonn\u00e9 <em>samanera<\/em> [novice] au Vihara [monast\u00e8re] bouddhiste de Londres le 31 octobre 1955 et re\u00e7ut, \u00e0 cette occasion, le nom de Pa\u00f1\u00f1avaddho.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette m\u00eame ann\u00e9e, en d\u00e9cembre, Pa\u00f1\u00f1avaddho et deux autres <em>samanera<\/em> partirent pour Bangkok, en Tha\u00eflande, accompagn\u00e9s de Bhikkhu Kapilavaddho, avec l\u2019intention de recevoir l\u2019ordination compl\u00e8te et devenir moines ou <em>bhikkhu<\/em>. Cette ordination eut lieu le 27 janvier 1956 apr\u00e8s un s\u00e9jour d\u2019un mois \u00e0 Wat Paknam aupr\u00e8s de Luang Por Soth. Six mois plus tard, ils retourn\u00e8rent tous \u00e0 Londres pour s\u2019installer dans un petit vihara mis \u00e0 leur disposition par l\u2019English Sangha Trust. Les autres retourn\u00e8rent bient\u00f4t \u00e0 la vie la\u00efque et Bhikkhu Pa\u00f1\u00f1avaddho se retrouva seul \u00e0 veiller sur le vihara. Il s\u2019en occupa pendant 5 ans jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un autre moine vienne le remplacer. Entre-temps il se d\u00e9voua totalement \u00e0 l\u2019enseignement du Dhamma, non seulement au vihara mais aussi en donnant des conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et en organisant des retraites. Il remplissait aussi ses obligations de moine ayant choisi la voie de la m\u00e9ditation en pratiquant aussi s\u00e9rieusement que possible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais il arrivait qu\u2019il se d\u00e9courage\u00e2t car l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019il engrangeait ainsi ne suffisait pas \u00e0 \u00e9liminer ses doutes. Il ressentait profond\u00e9ment le besoin d\u2019un mentor en qui il aurait pleine confiance, un bon ma\u00eetre qui pourrait lui assurer qu\u2019il \u00e9tait encore possible aujourd\u2019hui d\u2019atteindre les nobles buts enseign\u00e9s par le Bouddha. Existait-il encore de nobles Arahants [\u00eatres \u00e9veill\u00e9s] vivants qui puissent le guider sur la voie du <em>nibbana<\/em>, de l\u2019Eveil&nbsp;? S\u2019il pouvait trouver un tel guide, il se consacrerait de toutes ses forces \u00e0 atteindre ce but.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ainsi que Bhikkhu Pa\u00f1\u00f1avaddho d\u00e9cida de retourner en Tha\u00eflande et de chercher un bon ma\u00eetre en qui il aurait une totale confiance. En novembre 1961, il arriva au monast\u00e8re du V\u00e9n\u00e9rable Ajahn Pa\u00f1\u00f1ananda, Wat Cholapratan, pr\u00e8s de Bangkok. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il demanda \u00e0 un ami tha\u00eflandais de rechercher pour lui les ma\u00eetres les plus renomm\u00e9s de Tha\u00eflande. Cet ami finit par le conduire chez Ajahn Maha Boowa, un disciple de longue date du V\u00e9n\u00e9rable Ajahn Mun, qui avait la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre un Arahant. Impressionn\u00e9 par le temp\u00e9rament r\u00e9solu et la profonde sagesse d\u2019Ajahn Maha Boowa, Bhikkhu Pa\u00f1\u00f1avaddho s\u2019installa dans son monast\u00e8re, Wat Pah Ban Tad, dans la province d\u2019Udon-Thani, et devint son disciple. Il arriva le 16 f\u00e9vrier 1963 et y demeura jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ajahn Maha Boowa abr\u00e9gea vite son nom en Panya et, \u00e0 partir de l\u00e0, il fut connu sous le nom d\u2019Ajahn Panya. Il resta un proche disciple d\u2019Ajahn Maha Boowa pendant les 41 ann\u00e9es qui suivirent. Il raconta qu\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 supporter les difficult\u00e9s de la vie dans la jungle du nord-est de la Tha\u00eflande gr\u00e2ce, surtout, \u00e0 l\u2019immense foi qu\u2019il avait en Ajahn Maha Boowa et en ses m\u00e9thodes d\u2019enseignement. Le climat \u00e9tait chaud et difficile \u00e0 supporter, la nourriture simple et sans attrait, il y avait une barri\u00e8re linguistique \u00e0 d\u00e9passer et sa cheville soud\u00e9e limitait sa mobilit\u00e9&nbsp;; mais son courage \u00e9tait soutenu par sa confiance en son ma\u00eetre et sa pers\u00e9v\u00e9rance dans la pratique. L\u2019esprit d\u2019Ajahn Panya tendait naturellement vers la sagesse et cela lui permit de faire des progr\u00e8s rapides dans la m\u00e9ditation. Sous la houlette attentive d\u2019Ajahn Maha Boowa, sa compr\u00e9hension du Dhamma s\u2019approfondit et devint de plus en plus vaste avec les ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 22 juin 1965, sur l\u2019insistance d\u2019Ajahn Maha Boowa, Ajahn Panya se refit ordonner dans l\u2019\u00e9cole du Dhammayuta Nikaya.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ajahn Panya \u00e9tait d\u2019une nature tr\u00e8s fine et subtile. Sa pratique \u00e9tait au-del\u00e0 de tout reproche. Il \u00e9tait toujours pos\u00e9 et circonspect, et faisait preuve de sagesse dans tout ce qu\u2019il accomplissait. Non seulement il suivit la Voie jusqu\u2019au bout mais sa vie et sa pratique exemplaires influenc\u00e8rent de tr\u00e8s nombreuses personnes de par le monde. Depuis le d\u00e9but, il travailla sans rel\u00e2che \u00e0 traduire les \u00e9crits d\u2019Ajahn Maha Boowa en anglais, et fit publier ces traductions qui furent distribu\u00e9es dans le monde entier. Il devint peu \u00e0 peu une source de force et d\u2019inspiration pour les bouddhistes de plusieurs pays qui firent le voyage jusqu\u2019en Tha\u00eflande pour le rencontrer. C\u2019est le cas surtout des <em>bhikkhu<\/em> occidentaux qui vinrent et rest\u00e8rent \u00e0 Wat Pah Ban Tad \u00e0 cause de lui. Il fit toujours preuve d\u2019un d\u00e9vouement total en instruisant ces moines qui lui accordaient toute leur confiance pour leur enseigner la mani\u00e8re correcte de pratiquer le bouddhisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1974, l\u2019English Sangha Trust invita Ajahn Maha Boowa \u00e0 aller en Angleterre en vue d\u2019\u00e9tablir un <em>Sangha<\/em> [communaut\u00e9 monastique] Theravada \u00e0 Londres. Ajahn Panya accompagna son ma\u00eetre \u00e0 Londres o\u00f9 il aida \u00e0 communiquer l\u2019essence de l\u2019enseignement du Dhamma d\u2019Ajahn Maha Boowa aux fid\u00e8les bouddhistes. Ce fut la derni\u00e8re visite d\u2019Ajahn Panya en Angleterre. M\u00eame si aucune communaut\u00e9 monastique ne fut cr\u00e9\u00e9e \u00e0 ce moment-l\u00e0, leur pr\u00e9sence inspirante apporta les bases du futur <em>Sangha<\/em> anglais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses connaissances en ing\u00e9nierie furent un atout pr\u00e9cieux pour le monast\u00e8re. D\u00e8s son arriv\u00e9e, on l\u2019impliqua dans pratiquement tous les projets de construction de Wat Pah Ban Tad. C\u2019\u00e9tait m\u00eame souvent lui qui dessinait et supervisait les constructions. Ajahn Maha Boowa avait une telle confiance dans sa sagesse et ses capacit\u00e9s d\u2019ing\u00e9nieur qu\u2019il ne remettait que rarement en question ses d\u00e9cisions dans ce domaine. Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, de m\u00e9canique, de construction ou d\u2019\u00e9lectronique, il ma\u00eetrisait tous ces domaines de sa propre initiative et pouvait les appliquer avec une aisance qui ne cessait de faire l\u2019admiration des autres moines. La facilit\u00e9 avec laquelle Wat Pah Ban Tad est pass\u00e9 de l\u2019\u00e9tat de simple monast\u00e8re de for\u00eat \u00e0 un centre monastique florissant est une preuve de l\u2019habilet\u00e9 d\u2019Ajahn Panya \u00e0 g\u00e9rer les ressources d\u2019un monast\u00e8re de for\u00eat tout en prot\u00e9geant ses traditions et son environnement m\u00e9ditatif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En septembre 2003, les premiers sympt\u00f4mes de la maladie qui devait causer sa mort apparurent. On diagnostiqua un cancer du c\u00f4lon et il d\u00e9cida de se soigner avec des plantes m\u00e9dicinales. Sa maladie le laissait tout \u00e0 fait imperturbable et il \u00e9tait persuad\u00e9 que le traitement serait efficace. Effectivement, pendant les 9 mois suivants, le cancer sembla r\u00e9gresser mais il refit surface en juin 2004 et commen\u00e7a \u00e0 s\u2019\u00e9tendre rapidement. Ajahn Panya montra une grande \u00e9quanimit\u00e9 \u00e0 l\u2019approche de la mort, ne faisant jamais preuve de la moindre inqui\u00e9tude vis-\u00e0-vis de l\u2019\u00e9tat d\u00e9faillant de son corps. Il s\u2019\u00e9teignit dans une paix totale \u00e0 8h30 du matin, le 18 ao\u00fbt 2004, deux mois avant son 79<sup>\u00e8me<\/sup> anniversaire. Il mourut comme il avait v\u00e9cu&nbsp;: avec le c\u0153ur purement et simplement en paix.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les restes d\u2019Ajahn Panya furent incin\u00e9r\u00e9s \u00e0 Wat Pah Ban Tad dix jours plus tard. La c\u00e9r\u00e9monie de ses fun\u00e9railles fut l\u2019\u00e9v\u00e9nement le plus important jamais organis\u00e9 l\u00e0-bas. On estime \u00e0 50.000 le nombre de personnes qui y assist\u00e8rent pour lui rendre un dernier hommage, dont 4.000 moines. Un fait extraordinaire se produisit le jour de la cr\u00e9mation. A trois occasions diff\u00e9rentes, un arc-en-ciel rond apparut dans le bleu du ciel, encerclant \u00e0 chaque fois le soleil comme un immense halo lumineux. L\u2019arc-en-ciel apparut la premi\u00e8re fois au moment o\u00f9 l\u2019on pla\u00e7ait son cercueil sur le b\u00fbcher fun\u00e9raire&nbsp;; ensuite quand on lut \u00e0 haute voix le r\u00e9cit de sa vie&nbsp;; et enfin quand Ajahn Maha Boowa alluma le b\u00fbcher. C\u2019\u00e9tait comme si la force de son \u00e9veil spirituel avait cr\u00e9\u00e9 une image visuelle ext\u00e9rieure pour refl\u00e9ter la profondeur et la finesse de sa vertu \u00e0 la vue de tous. Ce fut une conclusion particuli\u00e8rement \u00e9l\u00e9gante \u00e0 la vie et \u00e0 la pratique d\u2019un moine dont la bienveillance et l\u2019humilit\u00e9 irradiaient doucement de sa pr\u00e9sence pour englober tout le monde du <em>samsara<\/em> [cycle de la vie].<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Jason Chang traduit par Jeanne Schut Pendant 41 ans, le V\u00e9n\u00e9rable Pa\u00f1\u00f1avaddho fut le plus ancien moine occidental \u00e0 suivre la voie de pratique d\u2019Ajahn Mun. Ajahn Panya, comme on l\u2019appelait, \u00e9tait un homme intellectuellement brillant qui, gr\u00e2ce \u00e0 ses efforts en m\u00e9ditation, r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9tablir en lui-m\u00eame une solide fondation spirituelle. 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