{"id":2014,"date":"2026-05-15T08:23:47","date_gmt":"2026-05-15T08:23:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dhammadelaforet.com\/?page_id=2014"},"modified":"2026-05-15T08:26:06","modified_gmt":"2026-05-15T08:26:06","slug":"source-et-courant","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/source-et-courant\/","title":{"rendered":"Source et courant"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14.082px, 0.88rem + ((1vw - 3.2px) * 0.786), 21px);\"><strong>Luang Por Sim<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);text-transform:none\">Traduction de Jeanne Schut<\/h2>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\" style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.455), 18px);text-transform:none\">Extrait des enseignements d&rsquo;Ajahn Sim<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est le moment de la m\u00e9ditation en position assise. Asseyez-vous jambes crois\u00e9es. Placez la jambe droite sur la jambe gauche et la main droite sur la main gauche. Fermez les yeux et r\u00e9citez silencieusement le mot \u00ab&nbsp;Bouddho&nbsp;\u00bb au rythme de votre respiration [<em>Boud-<\/em> sur l\u2019inspiration et \u2013<em>dho<\/em> sur l\u2019expiration.] Concentrez votre esprit sur <em>Bouddho<\/em>. S\u2019assoir en m\u00e9ditation est une mani\u00e8re essentielle de rendre hommage au Bouddha.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha a dit que toutes nos exp\u00e9riences ant\u00e9rieures, bonnes ou mauvaises, n\u2019\u00e9taient plus, dans l\u2019instant pr\u00e9sent, que \u00ab&nbsp;des pens\u00e9es du pass\u00e9&nbsp;\u00bb. Alors, en cet instant, ne laissez pas de telles pens\u00e9es agiter votre esprit. Laissez-les toutes aller. Concentrez votre esprit sur la r\u00e9citation int\u00e9rieure du mot <em>Bouddho<\/em> et laissez l\u2019esprit s\u2019apaiser dans l\u2019instant pr\u00e9sent, dans la r\u00e9alit\u00e9 imm\u00e9diate. C\u2019est cet instant pr\u00e9sent qui importe. Ce qui nous attend, bon ou mauvais, n\u2019existe pas encore car, par d\u00e9finition, le futur se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 des choses qui ne se sont pas encore produites. Le m\u00e9ditant doit poser son esprit dans l\u2019instant pr\u00e9sent. Si une pens\u00e9e fait surface, rappelez-vous simplement qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une pens\u00e9e du pass\u00e9 \u2013 ou d\u2019une pens\u00e9e du futur, selon le cas. Mais n\u2019y ajoutez rien&nbsp;! N\u2019encouragez pas ces pens\u00e9es. Mettez les bonnes pens\u00e9es de c\u00f4t\u00e9 pour l\u2019instant et abandonnez compl\u00e8tement les mauvaises.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Assis comme nous le sommes en ce moment, notre corps est dans une position de d\u00e9tente. Notre c\u0153ur est habit\u00e9 par \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en nous et chacun de nous est conscient. Ce qui sait en cet instant, c\u2019est notre v\u00e9ritable esprit. L\u2019esprit conditionn\u00e9 rempli de pens\u00e9es et de prolif\u00e9rations mentales est presque comme un d\u00e9mon. A travers lui, les ph\u00e9nom\u00e8nes ext\u00e9rieurs ont tendance \u00e0 devenir des pr\u00e9occupations qui viennent entraver ou an\u00e9antir la m\u00e9ditation. Mais si le m\u00e9ditant s\u2019enracine dans l\u2019instant pr\u00e9sent, il est en mesure d\u2019utiliser les diff\u00e9rentes techniques de m\u00e9ditation. Il peut, par exemple, d\u00e9velopper la r\u00e9citation int\u00e9rieure ou encore focaliser son attention sur certaines parties du corps comme les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair et les os. Quand, suite \u00e0 cette contemplation, le m\u00e9ditant per\u00e7oit l\u2019aspect repoussant du corps ou bien les \u00e9l\u00e9ments qui le constituent \u2013 la terre (la duret\u00e9), l\u2019eau (la coh\u00e9sion), le feu (la temp\u00e9rature) et l\u2019air (les vibrations) \u2013 il s\u2019agit bien de m\u00e9ditation. Quand l\u2019esprit trouve la paix dans la r\u00e9citation de <em>Bouddho<\/em>, c\u2019est aussi de la m\u00e9ditation \u2026 et le m\u00e9ditant est l\u2019esprit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019esprit lui-m\u00eame n\u2019a ni couleur, ni forme mais il a une \u00e9nergie. Il est de notre devoir de l\u00e2cher, d\u2019\u00e9carter l\u2019esprit conditionn\u00e9 qui ne cesse de penser. Mais l\u2019esprit qui a la connaissance de l\u2019instant pr\u00e9sent, celui qui se concentre sur le Bouddha, qui \u00e9coute le Dhamma et r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 sa signification, cet esprit-l\u00e0 doit \u00eatre clairement observ\u00e9 puis d\u00e9velopp\u00e9. D\u00e9velopper&nbsp;l\u2019esprit, cela veut dire lui accorder soin et attention pour l\u2019\u00e9tablir dans la paix. La paix arrive quand on va \u00e0 l\u2019encontre du courant des pens\u00e9es tourn\u00e9 vers l\u2019ext\u00e9rieur et que l\u2019on p\u00e9n\u00e8tre dans la connaissance de l\u2019instant pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019esprit normal, non contenu, se laisse absorber par la conscience des pens\u00e9es qui cherche la distraction. Allez \u00e0 contre-courant en regardant la source de l\u2019activit\u00e9 mentale&nbsp;: elle part de cette connaissance. La source de l\u2019esprit dort en nous et, pourtant, cette connaissance n\u2019a rien de substantiel&nbsp;; elle n\u2019a ni couleur ni forme comme en ont les objets mat\u00e9riels \u2013 c\u2019est un \u00e9l\u00e9ment sans forme. En termes des cinq agr\u00e9gats, on dit qu\u2019il y a&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>r\u016bpa<\/em>&nbsp;: ce corps que nous avons&nbsp;;<\/li>\n\n\n\n<li><em>vedan\u0101<\/em>&nbsp;: le ressenti des objets comme \u00e9tant agr\u00e9ables ou d\u00e9sagr\u00e9ables, confortables ou inconfortables&nbsp;;<\/li>\n\n\n\n<li><em>sa\u00f1\u00f1\u0101<\/em>&nbsp;: la connaissance bas\u00e9e sur la m\u00e9moire. Par exemple&nbsp;: ceci est un \u00eatre humain, cela un animal&nbsp;; ceci est rouge, cela est noir&nbsp;;<\/li>\n\n\n\n<li><em>sankh\u0101r\u0101<\/em>&nbsp;: l\u2019activit\u00e9 mentale conditionn\u00e9e et qui conditionne \u00e0 son tour&nbsp;;<\/li>\n\n\n\n<li><em>vi\u00f1\u00f1\u0101na&nbsp;<\/em>: la capacit\u00e9 de reconnaissance conditionn\u00e9e par l\u2019activit\u00e9 mentale.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les quatre agr\u00e9gats sans forme que sont <em>vedan\u0101<\/em>, <em>sa\u00f1\u00f1\u0101<\/em>, <em>sankh\u0101r\u0101<\/em>&nbsp;et <em>vi\u00f1\u00f1\u0101na<\/em> apparaissent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame de \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb. Le Bouddha nous a enseign\u00e9 que, pendant la m\u00e9ditation en position assise et en marchant, nous devions faire converger \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en lui-m\u00eame et ne pas lui permettre de se tourner vers l\u2019ext\u00e9rieur. Penser \u00e0 ce qui est bon et \u00e0 ce qui est mauvais, c\u2019est se pr\u00e9occuper de questions ext\u00e9rieures \u2013 et c\u2019est sans fin. Quand nous pensons et que nous reconnaissons, nous devons savoir qui est le penseur, qui est celui qui sait. Tous les mouvements partent de cette connaissance pr\u00e9sente. Alors, ne vous laissez pas tromper par les diff\u00e9rentes manifestations de l\u2019esprit&nbsp;; ce ne sont que des ombres qui s\u2019envolent vers le pass\u00e9 et le futur, qui sp\u00e9culent ind\u00e9finiment sur les choses que vous aimez et celles que vous n\u2019aimez pas. Cette prolif\u00e9ration mentale est ce qui conditionne l\u2019esprit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Qu\u2019est-ce qui, en nous, reconna\u00eet le v\u00e9ritable esprit et qu\u2019est-ce qui reconna\u00eet l\u2019esprit conditionn\u00e9&nbsp;? C\u2019est toujours \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb, le m\u00eame que ce qui entend le son de mes paroles et qui m\u00e9dite sur <em>Bouddho<\/em>. Comme il n\u2019y a qu\u2019une seule et m\u00eame chose qui \u00ab&nbsp;sait&nbsp;\u00bb, mobilisez vos \u00e9nergies et prenez un engagement&nbsp;ferme : \u00ab&nbsp;Je ne vais pas me laisser pi\u00e9ger par les pens\u00e9es. Je vais regrouper toute mon \u00e9nergie mentale en \u2018ce qui sait\u2019&nbsp;\u00bb. Ne pas permettre \u00e0 l\u2019esprit de s\u2019\u00e9vader, c\u2019est le maintenir dans <em>Bouddho<\/em>. Par cons\u00e9quent, tout ce que vous avez \u00e0 faire, c\u2019est maintenir la r\u00e9citation de <em>Bouddho<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Bouddho&nbsp;\u00bb est le nom de celui qui est pleinement \u00e9veill\u00e9 et il m\u00e9rite que l\u2019on m\u00e9dite dessus. Le fait que nous soyons entr\u00e9s en contact avec le bouddhisme, avec le Bouddha, le Dhamma et le Sangha, et que nous soyons venus pratiquer, est d\u00fb au Bouddha. C\u2019est lui qui, apr\u00e8s avoir r\u00e9alis\u00e9 l\u2019\u00c9veil supr\u00eame, a donn\u00e9 au monde les enseignements du Dhamma-Vinaya que nous appelons le bouddhisme. Les grands ma\u00eetres d\u2019autrefois et les quatre assembl\u00e9es de bouddhistes [moines, nonnes, hommes et femmes la\u00efcs] ont perp\u00e9tu\u00e9 l\u2019\u00e9tude et la pratique des enseignements jusqu\u2019\u00e0 ce jour. En Tha\u00eflande, aujourd\u2019hui, partout o\u00f9 nous allons, nous voyons des monast\u00e8res, des moines et des novices, des hommes et des femmes la\u00efcs qui observent les huit pr\u00e9ceptes et des gens dans la soci\u00e9t\u00e9 qui ont foi dans le bouddhisme et qui y puisent une inspiration. Tout cela, c\u2019est gr\u00e2ce au Bouddha. Cela fait longtemps, plus de 2.500 ans, que le Bouddha est entr\u00e9 dans le <em>nibb\u0101na<\/em> supr\u00eame, et pourtant le Dhamma et le Vinaya \u2013 les enseignements et le code de discipline monastique bas\u00e9 sur les 5, 8, 10 et 227 pr\u00e9ceptes \u2013 sont encore l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous nous rem\u00e9morons les vertus du Bouddha de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir le prendre comme exemple dans notre pratique. D\u2019o\u00f9 venait le Bouddha&nbsp;? Il venait de l\u2019esprit qui avait pris la ferme r\u00e9solution d\u2019atteindre l\u2019\u00c9veil et de montrer la voie du <em>nibb\u0101na<\/em> \u00e0 tous les \u00eatres. D\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 il prit cette r\u00e9solution, quelle que f\u00fbt la vie dans laquelle il renaissait, \u00e0 chaque fois qu\u2019il pratiquait des actes charitables, qu\u2019il s\u2019effor\u00e7ait d\u2019agir et de parler avec bont\u00e9&nbsp;ou qu\u2019il pratiquait la m\u00e9ditation, sa motivation \u00e9tait toujours d\u2019atteindre l\u2019\u00c9veil. Quand il naissait en tant qu\u2019\u00eatre humain, il accumulait la vertu et, finalement, la force de la bont\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par sa pratique de <em>d\u0101na, s\u012bla<\/em> et <em>bh\u0101van\u0101<\/em> [g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, vertu et entra\u00eenement de l\u2019esprit] men\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la perfection fut assez puissante pour qu\u2019il trouve l\u2019\u00c9veil. Aujourd\u2019hui, en \u00e9voquant le Bouddha, nous prenons ses vertus comme objets de m\u00e9ditation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mot \u00ab&nbsp;Bouddho&nbsp;\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence au Bouddha et celui qui r\u00e9cite <em>Bouddho<\/em> int\u00e9rieurement, c\u2019est simplement cet esprit. C\u2019est simplement cet esprit qui r\u00e9p\u00e8te <em>Bouddho<\/em>, qui conna\u00eet <em>Bouddho<\/em>, qui est conscient de la respiration et qui sait qu\u2019en agissant ainsi il d\u00e9veloppe la vertu. Cet esprit a toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0. \u00ab&nbsp;Ce qui sait&nbsp;\u00bb est n\u00e9 dans le monde un nombre incalculable de fois mais l\u2019ignorance et le d\u00e9sir l\u2019ont submerg\u00e9 et nos <em>d\u0101na, s\u012bla<\/em> et <em>bh\u0101van\u0101<\/em> \u00e9taient insuffisants pour nous lib\u00e9rer de&nbsp;la masse de souffrance qui parasite l\u2019organisme humain. Nous devons donc mobiliser notre \u00e9nergie avec une ferme r\u00e9solution et nous enraciner pour cela dans le calme m\u00e9ditatif. Les principes qui nous permettront de sortir de ce monde et de sa masse de souffrance sont ceux de la m\u00e9ditation <em>samatha<\/em> (calme) et <em>vipassan\u0101<\/em> (vision int\u00e9rieure profonde). L\u2019esprit doit \u00eatre fermement focalis\u00e9 sur un point, paisible, frais, et d\u00e9tendu dans <em>samatha<\/em> avant que <em>vipassan\u0101 <\/em>puisse \u00eatre pratiqu\u00e9. Si l\u2019esprit est encore en mouvement, vagabond, ni paisible ni immobile ni concentr\u00e9, il est impossible que la compr\u00e9hension de la nature des choses se r\u00e9v\u00e8le.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prenez comme exemple le fondateur de notre religion, le Bouddha pleinement \u00e9veill\u00e9 par lui-m\u00eame. Avant son \u00c9veil, il pratiquait la m\u00e9ditation du calme en utilisant la respiration comme objet d\u2019observation. Le jour de son \u00c9veil, il pratiquait ainsi. A l\u2019inspiration, il se concentrait intens\u00e9ment sur l\u2019inspiration&nbsp;; \u00e0 l\u2019expiration, il se concentrait intens\u00e9ment sur l\u2019expiration. Toute agitation mentale, tout mouvement de l\u2019esprit cessa, ne laissant place qu\u2019\u00e0 l\u2019inspiration et l\u2019expiration. L\u2019esprit de celui qui allait devenir le Bouddha \u00e9tait intens\u00e9ment concentr\u00e9 sur la respiration jusqu\u2019\u00e0 ce que son esprit devienne parfaitement calme, frais et d\u00e9tendu, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il atteigne la stabilit\u00e9 de <em>khanika<\/em>&#8211;<em>sam\u0101dhi<\/em> [calme momentan\u00e9], d\u2019<em>upacara<\/em>&#8211;<em>sam\u0101dhi <\/em>[calme d\u2019acc\u00e8s] et enfin la parfaite immobilit\u00e9 d\u2019<em>appana<\/em>&#8211;<em>sam\u0101dhi <\/em>[absorption m\u00e9ditative]. C\u2019est seulement alors que <em>vipassan\u0101 <\/em>s\u2019est manifest\u00e9&nbsp;: il a pu voir clairement que le corps et l\u2019esprit sont impermanents, que tous les \u00eatres et les ph\u00e9nom\u00e8nes sont \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Il a vu la souffrance inh\u00e9rente au fait d\u2019\u00eatre n\u00e9 avec un corps et un esprit, et il a vu qu\u2019il n\u2019y avait pas de \u00ab&nbsp;soi&nbsp;\u00bb personnel. Il a compris que la perception d\u2019un soi durable est bas\u00e9e sur une erreur de perception.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour avoir une claire vision de ces trois caract\u00e9ristiques d\u2019impermanence, de souffrance et de non-soi, l\u2019esprit doit \u00eatre immobile. C\u2019est pourquoi faire l\u2019effort d\u2019amener l\u2019esprit \u00e0 un \u00e9tat de calme paisible et stable, et lui \u00e9viter d\u2019\u00eatre attir\u00e9 par les formes, les sons, les odeurs, les saveurs, les sensations physiques et les ph\u00e9nom\u00e8nes mentaux est l\u2019essence des techniques de m\u00e9ditation&nbsp;; c\u2019est une chose que nous devons tous d\u00e9velopper. Quand les yeux voient une forme, veillez \u00e0 ne pas laisser l\u2019esprit s\u2019\u00e9vader en maintenant la r\u00e9citation int\u00e9rieure de <em>Bouddho<\/em>. Veillez \u00e0 ne pas vous laisser tromper quand vous entendez des sons&nbsp;: qu\u2019ils soient beaux ou laids, ce ne sont que des ph\u00e9nom\u00e8nes du monde. Maintenez la stabilit\u00e9 de l\u2019esprit. Soyez conscient des odeurs plaisantes et d\u00e9plaisantes qui entrent en contact avec votre nez et ne vous laissez pas tromper par elles. Quelle que soit la saveur d\u2019un mets sur votre langue, restez d\u00e9tach\u00e9. Soyez impassible face aux diff\u00e9rentes sensations physiques de chaud ou de froid, de dur ou de doux. Telle est la pratique supr\u00eame dans le bouddhisme. Alors, mobilisez vos \u00e9nergies et posez votre esprit dans l\u2019instant pr\u00e9sent&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019esprit des m\u00e9ditants n\u2019est pas unifi\u00e9 et paisible dans l\u2019instant pr\u00e9sent. Il vagabonde devant et derri\u00e8re, il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 des histoires qui concernent d\u2019autres personnes et s\u2019y attache, et il trouve plaisir et satisfaction \u00e0 des \u00e9tats d\u2019esprit agr\u00e9ables. Il est compl\u00e8tement pi\u00e9g\u00e9 dans des pr\u00e9occupations superficielles. Bien que l\u2019esprit qui \u00ab&nbsp;sait simplement&nbsp;\u00bb soit d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent en nous, si nous ne lui donnons pas la premi\u00e8re place gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9ditation, nous serons incapables de percevoir la v\u00e9rit\u00e9 de la souffrance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand la souffrance appara\u00eet dans le corps, contemplez-la jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019esprit l\u2019accepte pour ce qu\u2019elle est. Quand une maladie physique se pr\u00e9sente, l\u2019esprit avide se saisit de l\u2019id\u00e9e que l\u2019on est malade. En r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est l\u2019\u00e9l\u00e9ment terre qui ne va pas bien. Si l\u2019esprit du m\u00e9ditant est stable et voit clairement les trois caract\u00e9ristiques de l\u2019existence, il consid\u00e9rera simplement la maladie comme une question de d\u00e9s\u00e9quilibre dans les \u00e9l\u00e9ments. Il sait que l\u2019esprit est sans forme et que, par cons\u00e9quent, il ne peut \u00eatre sujet \u00e0 ce type de douleur. C\u2019est parce que l\u2019on s\u2019attache \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00ab&nbsp;soi&nbsp;\u00bb \u2013 \u00e0 l\u2019id\u00e9e que ce corps appartient \u00e0 \u00ab&nbsp;quelqu\u2019un&nbsp;\u00bb \u2013 que la souffrance mentale appara\u00eet. En fait, ce corps est simplement constitu\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments, et ce sont ces \u00e9l\u00e9ments qui sont malades. Ce sont les \u00e9l\u00e9ments de la terre, de l\u2019eau, du feu et de l\u2019air qui sont perturb\u00e9s. Si on parvient \u00e0 faire la part des choses de cette mani\u00e8re, l\u2019esprit demeure en paix. Quoi qu\u2019il advienne au corps physique, on ne s\u2019y attache pas comme s\u2019il nous appartenait. On voit qu\u2019il s\u2019agit simplement d\u2019une question d\u2019\u00e9l\u00e9ments, d\u2019une question d\u2019<em>aniccam dukkham anatta<\/em> \u2013 c\u2019est la nature des choses. Ainsi \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb dans le pr\u00e9sent voit la r\u00e9alit\u00e9 des choses clairement et en permanence. L\u2019esprit est frais&nbsp;; il ne br\u00fble plus, il ne s\u2019attache plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Imaginons que quelqu\u2019un nous parle durement ou dise du mal de nous. M\u00eame s\u2019il nous insulte ouvertement, si nous ne nous y attachons pas, tout s\u2019arr\u00eate l\u00e0&nbsp;\u2013 ce qui est apparu dispara\u00eet. Mais si \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb ne voit pas les choses clairement, il va s\u2019attacher \u00e0 ce corps et \u00e0 cet esprit comme \u00e9tant siens, et si quelqu\u2019un nous parle durement, nous nous mettrons en col\u00e8re&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce n\u2019est pas de ma faute&nbsp;!&nbsp;\u00bb A cause de l\u2019attachement, il y a \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb et \u00ab mien&nbsp;\u00bb. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cet attachement qui est la cause de la souffrance, de l\u2019agitation, de la confusion et de la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha nous a appris \u00e0 l\u00e2cher tout ce qui concerne le monde ext\u00e9rieur pendant que nous m\u00e9ditons. Quelle que soit la d\u00e9tresse physique ou mentale qui appara\u00eet, ce n\u2019est que la souffrance des agr\u00e9gats&nbsp;; alors ne permettez pas que \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en souffre. M\u00e9ditez pour affaiblir les pollutions mentales que sont l\u2019avidit\u00e9, l\u2019aversion et la vision erron\u00e9e des choses, et continuez jusqu\u2019\u00e0 y mettre un terme d\u00e9finitif. Quand \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb est encore dans l\u2019erreur et s\u2019attache \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un soi, il reprend naissance. Il peut devenir un animal, un \u00eatre humain, un \u00eatre c\u00e9leste, Indra ou un Brahma mais, quoi qu\u2019il devienne, il souffrira dans cet \u00e9tat. Tant que l\u2019on s\u2019attache aux \u00e9l\u00e9ments et aux agr\u00e9gats, au nom et \u00e0 la forme, et que l\u2019on n\u2019a pas conscience de la fa\u00e7on dont on peut se d\u00e9faire des pollutions mentales, la souffrance r\u00e8gne dans le monde. On dit des cinq agr\u00e9gats qu\u2019ils sont \u00ab&nbsp;la souffrance du monde&nbsp;\u00bb car, quand on s\u2019y attache comme \u00e9tant \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;miens&nbsp;\u00bb, c\u2019est justement l\u00e0 que la masse de souffrance appara\u00eet. Nous sommes assis juste sur le monceau de souffrance, au milieu du feu de l\u2019avidit\u00e9, de l\u2019aversion et de l\u2019ignorance. Le feu embrase et br\u00fble notre c\u0153ur en permanence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous m\u00e9ditons en ce moment pour rassembler notre esprit en \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb, de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9teindre les feux qui br\u00fblent notre c\u0153ur. Ne gardez pas en vous le feu de la col\u00e8re. L\u00e2chez-le. Il est inutile de vous mettre en col\u00e8re contre qui que ce soit. Si vous ressentez de la jalousie ou de l\u2019animosit\u00e9 envers quelqu\u2019un, abandonnez-la. Ne permettez pas \u00e0 l\u2019esprit de se laisser aller \u00e0 ces sentiments. Ainsi vous veillerez \u00e0 la puret\u00e9 de \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb de jour comme de nuit et dans toutes les postures \u2013 assis, debout, en marchant ou couch\u00e9. Ainsi vous ne vous attacherez pas au \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb et au \u00ab&nbsp;mien&nbsp;\u00bb. Les agr\u00e9gats n\u2019appartiennent \u00e0 personne&nbsp;; ce sont des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels du monde. D\u00e8s que \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb prend naissance avec un nom et une forme, il a tendance \u00e0 se saisir de ce nom et de cette forme comme lui \u00e9tant personnels.&nbsp; Mais un nom et une forme peuvent-ils durer ind\u00e9finiment&nbsp;? Si c\u2019\u00e9tait le cas, personne ne mourrait, personne ne tomberait malade, personne n\u2019aurait mal ou ne vieillirait parce que les agr\u00e9gats feraient ce qu\u2019on leur demanderait. C\u2019est parce que les agr\u00e9gats ne font pas ce qu\u2019on leur demande que le Bouddha nous a appris \u00e0 ne pas nous y attacher et \u00e0 les voir clairement avec une sagesse p\u00e9n\u00e9trante. Sans vision p\u00e9n\u00e9trante de leur nature r\u00e9elle, nous souffrons. Alors, ne tombez pas b\u00eatement dans le pi\u00e8ge de l\u2019attachement&nbsp;; c\u2019est la souffrance du monde. Quand \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb a l\u00e2ch\u00e9 toute saisie, il est vacuit\u00e9, il est en m\u00e9ditation, il est frais et d\u00e9tendu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes les diff\u00e9rentes formes de confusion mentale viennent de notre compr\u00e9hension erron\u00e9e des choses. L\u2019esprit agit\u00e9 se bat pour poss\u00e9der&nbsp;; il veut avoir, il veut \u00eatre \u2013 en d\u2019autres termes, il d\u00e9sire. Lib\u00e9rez votre esprit du d\u00e9sir et de l\u2019attachement. Essayez d\u2019\u00e9viter d\u2019y accumuler quoi que ce soit. Faites en sorte que \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb dans l\u2019instant pr\u00e9sent soit rayonnant et pur. M\u00e9ditez. Enracinez fermement votre esprit. Rassemblez \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en lui-m\u00eame et n\u2019essayez pas de savoir ce qui se passe \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Que la connaissance int\u00e9rieure habite votre c\u0153ur. Quelle que soit la position du corps, que \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb soit conscient de lui-m\u00eame \u00e0 tout moment.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si une mauvaise pens\u00e9e appara\u00eet, l\u00e2chez-la. Si une bonne pens\u00e9e appara\u00eet, d\u00e9veloppez-la. Ici, la bonne pens\u00e9e que nous d\u00e9cidons de d\u00e9velopper est exemplifi\u00e9e par la r\u00e9p\u00e9tition de <em>Bouddho<\/em>. Nous la d\u00e9veloppons ou nous nous concentrons dessus int\u00e9rieurement pour que notre esprit soit paisible et heureux. Nous \u00e9vitons toute agitation et inqui\u00e9tude \u00e0 propos des \u00e9l\u00e9ments et des agr\u00e9gats, \u00e0 propos du corps et de l\u2019esprit des autres. Nous ne les laissons pas p\u00e9n\u00e9trer en nous. Quand l\u2019esprit est ainsi, paisible et heureux, on dit que&nbsp;<em>Bouddho <\/em>r\u00e8gne dans le c\u0153ur. Autrement dit, \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb est pr\u00e9sent et \u00e9veill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour obtenir un calme int\u00e9rieur aussi ferme et durable, il faut aller \u00e0 contre-courant et se tourner vers l\u2019int\u00e9rieur. Vous comprendrez alors la pratique du Dhamma avec l\u2019attention et la sagesse qui sont pr\u00e9sents dans le c\u0153ur. Si on ne va pas \u00e0 contre-courant et que l\u2019on ne se tourne pas vers l\u2019int\u00e9rieur, la recherche de la vertu \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur est sans fin. La v\u00e9rit\u00e9 et la vertu ne se trouvent pas sous la terre ou la mer, pas plus que dans les cieux ni l\u2019espace. Elles se trouvent dans notre bonne volont\u00e9, quand l\u2019esprit fait l\u2019effort d\u2019abandonner le mal et de d\u00e9velopper le bien. Quand l\u2019esprit se retrouve l\u00e0, il devient vaste, frais et d\u00e9tendu, il est \u00e9tabli dans la pratique du Dhamma. Assis, on est en m\u00e9ditation en posture assise&nbsp;; debout on est en m\u00e9ditation en posture debout&nbsp;; quand on marche, on est en m\u00e9ditation en marchant, et, couch\u00e9, on est en m\u00e9ditation jusqu\u2019au moment o\u00f9 on s\u2019endort. D\u00e8s que nous nous r\u00e9veillons, nous reprenons la r\u00e9citation silencieuse de <em>Bouddho<\/em>, nous faisons de <em>Bouddho<\/em> le centre de notre attention. O\u00f9 que l\u2019esprit aille, nous ne le suivons pas. Nous abandonnons toutes les all\u00e9es et venues du mental et nous nous posons pour demeurer dans le pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Ce qui sait&nbsp;\u00bb est l\u00e0, en nous&nbsp;; tout le reste ne fait que passer. La v\u00e9rit\u00e9 est en \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb. Voyez clairement que, depuis notre naissance dans ce monde, \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb a toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent dans le corps. O\u00f9 que nous allions, le corps y va aussi. \u00ab&nbsp;Ce qui sait&nbsp;\u00bb ne peut \u00e9chapper au corps et \u00e0 l\u2019esprit. Il entra\u00eene le corps ici et l\u00e0. Quand nous nous asseyons, c\u2019est le corps qui s\u2019assoit et quand nous nous allongeons, c\u2019est le corps qui s\u2019allonge. C\u2019est ainsi que \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb est amen\u00e9 \u00e0 croire qu\u2019il est le nom et la forme et il s\u2019y attache alors que ce ne sont que des r\u00e9alit\u00e9s provisoires du monde. Comme il ne comprend pas comment il peut s\u2019en extirper et les l\u00e2cher, les pollutions de l\u2019avidit\u00e9, de l\u2019aversion et de la pens\u00e9e erron\u00e9e ne cessent de s\u2019accumuler.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors, quand nous \u00e9tudions le bouddhisme \u2013 que ce soit au travers du Dhamma ou de la discipline monastique \u2013 apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9, nous devons mettre ces enseignements en pratique. Nous devons fermement poser \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en lui-m\u00eame. Nous devons garder l\u2019esprit tourn\u00e9 vers l\u2019int\u00e9rieur, ne pas lui permettre de vagabonder ni laisser une vision erron\u00e9e et brouill\u00e9e des choses \u00eatre attir\u00e9e par les objets du monde mat\u00e9riel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prenez la ferme r\u00e9solution de faire l\u2019effort qu\u2019il faudra pour cela. Aspirez \u00e0 vous lib\u00e9rer des pollutions mentales. Avidit\u00e9, aversion et ignorance de ce qui est sont toutes pr\u00e9sentes dans l\u2019esprit, alors faites l\u2019effort de les abandonner ici-m\u00eame. Soyez vigilant et veillez sur votre esprit dans cet instant pr\u00e9sent. R\u00e9citez <em>Bouddho<\/em> ici-m\u00eame. Posez-vous en \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb. Quand nous avons ainsi \u00e9tabli la connaissance int\u00e9rieure, quelle que soit notre position, nous sommes toujours en m\u00e9ditation. Assis ici, nous pouvons r\u00e9citer <em>Bouddho<\/em> en silence sans \u00eatre distraits, sans \u00eatre tromp\u00e9s par l\u2019ext\u00e9rieur. Nous avons \u00e9t\u00e9 dup\u00e9s par le monde ext\u00e9rieur pendant un nombre incalculable de vies. Ne le soyons plus \u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Luang Por Sim Traduction de Jeanne Schut Extrait des enseignements d&rsquo;Ajahn Sim C\u2019est le moment de la m\u00e9ditation en position assise. Asseyez-vous jambes crois\u00e9es. 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