{"id":2020,"date":"2026-05-15T08:34:15","date_gmt":"2026-05-15T08:34:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dhammadelaforet.com\/?page_id=2020"},"modified":"2026-05-15T08:34:15","modified_gmt":"2026-05-15T08:34:15","slug":"pratiquons-maintenant-cest-urgent","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.dhammadelaforet.org\/index.php\/pratiquons-maintenant-cest-urgent\/","title":{"rendered":"Pratiquons maintenant, c&rsquo;est urgent !"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14.082px, 0.88rem + ((1vw - 3.2px) * 0.786), 21px);\"><strong>Luang Por Sim<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);text-transform:none\">Traduction de Jeanne Schut<\/h2>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\" style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.455), 18px);text-transform:none\">Extrait des enseignements d&rsquo;Ajahn Sim<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le moment est venu de m\u00e9diter. Asseyez-vous jambes crois\u00e9es en pla\u00e7ant la jambe droite sur la jambe gauche et la main droite sur la main gauche. Dans cette posture assise, que votre dos soit bien droit. Quand on s\u2019assoit pour m\u00e9diter, c\u2019est le moment de s\u2019arr\u00eater. Fermez les yeux car vous n\u2019en avez pas besoin : il n\u2019y a rien \u00e0 faire et nulle part o\u00f9 aller. Une fois les yeux ferm\u00e9s, \u00e9voquez le Bouddha, le Dhamma et le Sangha qui sont tous trois dans votre esprit. Ne croyez pas qu\u2019ils sont ext\u00e9rieurs \u00e0 vous. C\u2019est votre esprit seul qui r\u00e9cite silencieusement \u00ab&nbsp;Bouddho&nbsp;\u00bb \u00e0 chaque respiration&nbsp;; c\u2019est votre esprit seul qui est le fondement du Bouddha, du Dhamma et du Sangha. C\u2019est en lui que la pratique se d\u00e9roule. Les enseignements que le Bouddha a donn\u00e9s, le Dhamma-Vinaya, ont tous pour but d\u2019apaiser notre esprit et d\u2019att\u00e9nuer puis d\u2019abandonner compl\u00e8tement l\u2019avidit\u00e9, l\u2019aversion et la vision erron\u00e9e que nous avons des choses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les enseignements du Bouddha ont \u00e9t\u00e9 dispens\u00e9s sur une p\u00e9riode de quarante-cinq ans, entre son \u00c9veil et le jour de sa mort ou<em>parinibb\u0101na<\/em>. Dans les \u00c9critures bouddhiques, on regroupe ces enseignements en trois sections\u00a0: les discours (<em>sutta<\/em>), le code de discipline monastique (<em>vinaya<\/em>) et les commentaires (<em>abhidhamma<\/em>). On dit qu\u2019il y a en tout quatre-vingt-quatre mille enseignements. Dans l\u2019optique des principes du Dhamma, notre corps est comme une armoire en bois sculpt\u00e9 dans laquelle reposent les \u00c9critures. Les discours, le code monastique et les commentaires sont comme les actes, les paroles et les pens\u00e9es d\u2019une seule et m\u00eame personne. Nous pouvons utiliser cette image parce que chaque enseignement fut donn\u00e9 pour \u00eatre pleinement r\u00e9alis\u00e9 par le disciple qui le recevait. Alors, dans notre pratique, observons les pr\u00e9ceptes (5, 8, 10 ou 227 selon notre situation), pratiquons la m\u00e9ditation et d\u00e9veloppons la sagesse. La pratique spirituelle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9e par le Bouddha comme un entra\u00eenement sur trois plans\u00a0: moralit\u00e9, m\u00e9ditation et sagesse. Si notre moralit\u00e9 est pure et que notre m\u00e9ditation est assez concentr\u00e9e pour faire place \u00e0 la sagesse, la voie de la lib\u00e9ration des pollutions mentales est ouverte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand vous \u00eates assis en m\u00e9ditation, ne vous laissez pas berner par le d\u00e9mon des pens\u00e9es. Ceux qui m\u00e9ditent peu de temps ou pas du tout sont ceux qui \u00e9coutent le d\u00e9mon des pens\u00e9es. Quelqu\u2019un d\u00e9cide, par exemple, de m\u00e9diter avant le lever du jour et le d\u00e9mon des pens\u00e9es va lui dire que c\u2019est trop t\u00f4t, qu\u2019il peut bien m\u00e9diter plus tard &#8230; S\u2019il l\u2019\u00e9coute, sa m\u00e9ditation est perdue\u00a0; il ne s\u2019assi\u00e9ra pas. Plus tard, dans la matin\u00e9e, il oubliera de m\u00e9diter ou bien, s\u2019il y pense, au moment de faire l\u2019effort de s\u2019asseoir, le d\u00e9mon des pens\u00e9es va lui souffler\u00a0: \u00ab\u00a0Tu n\u2019en as pas vraiment envie. Tu viens de prendre ton petit d\u00e9jeuner, ton estomac est encore plein. Commence par faire un petit somme. Tu pourras toujours m\u00e9diter dans l\u2019apr\u00e8s-midi.\u00a0\u00bb S\u2019il l\u2019\u00e9coute, il est tomb\u00e9 dans le pi\u00e8ge. Avant l\u2019aube, il se dit qu\u2019il m\u00e9ditera plus tard et, plus tard, il se dit qu\u2019il m\u00e9ditera dans l\u2019apr\u00e8s-midi\u00a0: \u00ab\u00a0Tu te sentiras mieux quand tu auras dig\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb. Si nous \u00e9coutons ce genre de pens\u00e9es, nous ne nous assi\u00e9rons jamais en m\u00e9ditation parce que, l\u2019apr\u00e8s-midi, elles reviendront \u00e0 la charge. Finalement, nous \u00e9couterons toujours le d\u00e9mon des pens\u00e9es, de jour comme de nuit, et ne profiterons jamais des bienfaits de la m\u00e9ditation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant que le Bouddha ne trouve l\u2019\u00c9veil, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ces sortes de pens\u00e9es qui faisaient obstacle \u00e0 son avancement&nbsp;; il ne cessait de reporter \u00e0 plus tard. Six ans se sont \u00e9coul\u00e9s entre le moment o\u00f9 il quitta sa famille et le moment o\u00f9 il comprit finalement qu\u2019il devait cesser d\u2019\u00e9couter le d\u00e9mon des pens\u00e9es. Essayez de visualiser ce moment. Le jour de son \u00c9veil, celui qui allait devenir le Bouddha s\u2019assit le dos contre un arbre, face \u00e0 l\u2019est, et prit la ferme d\u00e9termination, le v\u0153u solennel, de ne pas bouger de l\u00e0 tant qu\u2019il n\u2019aurait pas trouv\u00e9 l\u2019\u00c9veil, quoi qu\u2019il arrive, d\u00fbt-il en mourir. Le futur Bouddha avait vu clair dans le jeu du d\u00e9mon des pens\u00e9es&nbsp;; il avait compris que c\u2019\u00e9tait parce qu\u2019il \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement tomb\u00e9 dans le pi\u00e8ge des mensonges du d\u00e9mon des pens\u00e9es qu\u2019il n\u2019\u00e9tait toujours pas \u00e9veill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce soir de la pleine lune du mois de mai, le Bouddha resta assis sous son arbre sans bouger. Les \u00c9critures disent que les filles de Mar\u0101 \u2013 symbolisant toutes les tentations \u2013 l\u2019attaqu\u00e8rent en force mais le Bouddha ne broncha pas. Elles firent tout pour l\u2019inciter \u00e0 se lever et \u00e0 abandonner sa qu\u00eate mais il ne c\u00e9da pas. Il concentra son attention sur sa respiration. Il savait que ce qui l\u2019attendait s\u2019il se levait, c\u2019\u00e9tait la mort \u2013 m\u00eame s\u2019il pouvait la repousser jusqu\u2019\u00e0 quatre-vingts ou cent ans au mieux. Alors il concentra toute son attention sur sa respiration. En l\u2019observant, il se dit que si, apr\u00e8s avoir inspir\u00e9, une chose ou une autre l\u2019emp\u00eachait d\u2019expirer, il mourrait. Si, apr\u00e8s avoir expir\u00e9, un blocage dans les poumons l\u2019emp\u00eachait d\u2019inspirer, il mourrait aussi. Le Bouddha resta proche de sa respiration et vit la mort dans chaque inspiration et dans chaque expiration. Il n\u2019y avait pas encore de Bouddha, de Dhamma ni de Sangha\u00a0; le Bouddha n\u2019\u00e9tait pas encore le Bouddha car, pendant longtemps, son esprit avait \u00e9t\u00e9 bouscul\u00e9 dans tous les sens par le d\u00e9mon des pens\u00e9es. Il prit donc le th\u00e8me de la mort pour instruire son esprit \u00e0 chaque inspiration et \u00e0 chaque expiration jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une conviction profonde jaillisse avec clart\u00e9\u00a0: la mort est une certitude\u00a0; quand la respiration cesse, la mort est in\u00e9vitable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha contempla longuement et intens\u00e9ment l\u2019in\u00e9luctabilit\u00e9 de la mort \u00e0 chaque respiration. Il se dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nul ne na\u00eet en ce monde sans mourir. Si les gens ne meurent pas enfants, ils meurent adultes et, sinon, ils meurent quand ils sont vieux. Si tout le monde meurt, je dois mourir aussi. Alors je dois me lib\u00e9rer compl\u00e8tement de toutes les pollutions mentales que sont l\u2019avidit\u00e9, l\u2019aversion et la vision erron\u00e9e avant de mourir. Je dois r\u00e9aliser l\u2019\u00c9veil.&nbsp;\u00bb Celui qui allait devenir le Bouddha prit alors un engagement irr\u00e9vocable. Il fit appel \u00e0 toutes les vertus qu\u2019il avait d\u00e9velopp\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la perfection&nbsp;: la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, l\u2019honn\u00eatet\u00e9, le renoncement, la sagesse, l\u2019endurance, la d\u00e9termination, la bont\u00e9 et l\u2019\u00e9quanimit\u00e9, et il les fit p\u00e9n\u00e9trer dans son esprit tout en demeurant conscient de sa respiration. Son esprit \u00e9tait alors aussi ferme que la terre \u2013 plus m\u00eame, peut-\u00eatre, car il arrive que la terre tremble. L\u2019esprit du futur Bouddha, tandis qu\u2019il se rem\u00e9morait la charit\u00e9, la moralit\u00e9 et la m\u00e9ditation qu\u2019il avait pratiqu\u00e9es et se concentrait dessus, \u00e9tait plus ferme et solide que la Terre M\u00e8re, absolument inamovible. Il se sentit alors pr\u00eat \u00e0 sacrifier jusqu\u2019\u00e0 sa propre vie. S\u2019il avait d\u00fb faire face \u00e0 la mort \u00e0 cet instant, il n\u2019aurait pas ressenti la moindre crainte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les anciens ont utilis\u00e9 une image pour d\u00e9crire ce moment. Ils ont dit que la d\u00e9esse de la terre essora l\u2019eau de sa longue chevelure et que cette eau \u2013 symbolisant les actes b\u00e9n\u00e9fiques du Bouddha \u2013 \u00e9tait si abondante qu\u2019elle emporta les hordes de Mar\u0101 dans la gueule d\u2019un immense crocodile. C\u2019est un langage imag\u00e9&nbsp;: la d\u00e9esse de la terre est la terre&nbsp;; quand notre esprit est ferme et stable comme la terre, nous pouvons vaincre le d\u00e9mon des pens\u00e9es, le d\u00e9mon des pollutions mentales, et d\u00e9passer les innombrables formes d\u2019avidit\u00e9 et d\u2019attachement. Quelle est la nature de la terre&nbsp;? Pendant la mousson, elle est inond\u00e9e de pluie mais demeure impassible. Pendant la saison chaude, le soleil la br\u00fble assez pour causer des incendies mais elle demeure impassible. En hiver, il fait tellement froid que du givre recouvre l\u2019herbe&nbsp;mais la terre demeure impassible. L\u2019humanit\u00e9 appara\u00eet et divise le monde en pays&nbsp;; nous creusons, br\u00fblons et faisons exploser la terre jusqu\u2019\u00e0 lui lancer des bombes atomiques, mais elle demeure impassible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si l\u2019esprit d\u2019une personne \u2013 moine, nonne ou la\u00efc \u2013 a une confiance claire et absolue dans les enseignements du Bouddha, il ne bougera pas d\u2019un pouce. Pour une telle personne, la fatigue et l\u2019\u00e9puisement rel\u00e8vent seulement des agr\u00e9gats. Il est naturel que partout o\u00f9 il existe un corps \u2013 l\u2019agr\u00e9gat de la forme \u2013 r\u00e8gnent la faim, la soif et la fatigue. Le corps a besoin de manger et de dormir, il a besoin de toutes sortes de choses mais cela rel\u00e8ve des agr\u00e9gats, des \u00e9l\u00e9ments. Nous ne devons pas permettre \u00e0 notre esprit d\u2019osciller en r\u00e9ponse \u00e0 ces conditions. Quand nous prenons la d\u00e9cision de faire quelque chose \u2013 comme nous asseoir en m\u00e9ditation, par exemple \u2013, ne laissons pas les d\u00e9mons des pens\u00e9es et des pollutions mentales nous pi\u00e9ger. Ou bien si, en tant que moine, vous vous engagez \u00e0 suivre la pratique asc\u00e9tique consistant \u00e0 ne pas s\u2019allonger, affermissez votre r\u00e9solution\u00a0; ne commencez pas \u00e0 vous inqui\u00e9ter des r\u00e9percussions de cette pratique sur votre sant\u00e9. Il n\u2019y a pas de maladie qui soit plus grave que la mort\u00a0; la mort est le pire qui puisse vous arriver. Si vous n\u2019arrivez pas \u00e0 dormir, m\u00eame si vous en souffrez vraiment, au pire vous mourrez \u2013 c\u2019est tout\u00a0! Faites clairement savoir au d\u00e9mon des pens\u00e9es que vous \u00eates pr\u00eat \u00e0 regarder la mort en face et il n\u2019essaiera plus de vous \u00e9loigner de votre but.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Asseyez-vous et d\u00e9veloppez la pratique de \u00ab&nbsp;Bouddho&nbsp;\u00bb \u00e0 chaque inspiration et expiration. Si l\u2019esprit du m\u00e9ditant est fermement pos\u00e9 ainsi, il se sent l\u00e9ger et inond\u00e9 de lumi\u00e8re et de clart\u00e9, comme si une force puissante jaillissait en lui. Un tel esprit est brave et courageux, il ne craint ni la mort ni l\u2019\u00e9puisement&nbsp;; il n\u2019est ni fragile ni timide.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand vous avez du temps libre, allez vite m\u00e9diter. Vite&nbsp;! C\u2019est urgent. Si vous n\u2019avez pas envie de le faire tout de suite, vous ne le ferez pas du tout. Vous \u00e9couterez le d\u00e9mon des pens\u00e9es ou les gens qui ne s\u2019int\u00e9ressent pas \u00e0 la m\u00e9ditation et qui essaieront de vous d\u00e9courager. Le Bouddha a dit&nbsp;: <em>Tutitturitam singhasingham<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vite&nbsp;! D\u00e9p\u00eachez-vous&nbsp;! C\u2019est urgent&nbsp;!&nbsp;\u00bb M\u00e9ditez avec chaque inspiration et chaque expiration. Prenez, d\u00e8s cet instant, l\u2019engagement de m\u00e9diter. Sinon, les d\u00e9mons des pens\u00e9es et des pollutions mentales vous entra\u00eeneront vers la vieillesse et la mort et, m\u00eame le jour de votre mort, vous n\u2019aurez pas le temps. Les gens qui n\u2019ont pas le temps de pratiquer sont ceux qui \u00e9coutent le d\u00e9mon des pens\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous tous qui pratiquez le Dhamma, n\u2019\u00e9coutez pas le d\u00e9mon des pens\u00e9es. Montrez-lui, \u00e0 chaque respiration&nbsp;: \u00ab&nbsp;Voil\u00e0 le souffle. Il peut cesser \u00e0 tout moment.&nbsp;\u00bb Le Bouddha lui-m\u00eame utilisait le processus de la respiration comme objet de m\u00e9ditation pour calmer l\u2019esprit et aussi comme fondement d\u2019investigation profonde. C\u2019\u00e9tait le terrain de sa pratique du Dhamma. Tout comme lui, nous inspirons et nous expirons, nous avons un corps et un esprit. Comme le Bouddha l\u2019a fait, si nous d\u00e9passons les pollutions qui obscurcissent notre c\u0153ur, nous percevrons clairement le <em>nibb\u0101na<\/em> \u2013 c\u2019est une certitude. Pourquoi perdre du temps \u00e0 en douter&nbsp;? L\u2019ind\u00e9cision, le refus de s\u2019engager dans la pratique r\u00e9guli\u00e8re du Dhamma ou de faire un effort \u00e0 cet instant pr\u00e9cis \u2026 c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cet \u00e9tat mental que le Bouddha appelait \u00ab&nbsp;le doute&nbsp;\u00bb. D\u00e9barrassez-vous de vos doutes&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha nous a appris \u00e0 ne pas nous tourner vers le pass\u00e9 ou le futur, faute de quoi nous sommes pris au pi\u00e8ge et n\u2019allons nulle part. Par contre, si nous enracinons l\u2019esprit dans le pr\u00e9sent, nous sommes t\u00e9moins de \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nous. Si cette connaissance int\u00e9rieure n\u2019existait pas, comment pourrions-nous parler, comment pourrions-nous venir \u00e9couter le Dhamma&nbsp;? Elle existe et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment en \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb que se trouvent notre vertu et toute l\u2019accumulation de notre puret\u00e9. Nous m\u00e9ditons de fa\u00e7on \u00e0 regrouper toutes les \u00e9nergies de l\u2019esprit en ce qui sait&nbsp;en nous. Nous laissons tomber les pens\u00e9es et la conscience sensorielle, cet esprit confus en qu\u00eate de distractions ext\u00e9rieures. Nous cessons de penser \u00e0 la famille et aux amis, \u00e0 la for\u00eat et au ruisseau, \u00e0 tout ce qui n\u2019est pas dans l\u2019instant pr\u00e9sent. Tout est faux et incorrect. Ce qui est vrai et juste est ce que le Bouddha a appel\u00e9<em> tattha<\/em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;ce lieu-ci&nbsp;\u00bb. Ce lieu-ci, c\u2019est ce qui sait en nous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand l\u2019\u00e9nergie de l\u2019esprit est pacifi\u00e9e, unifi\u00e9e et enracin\u00e9e dans cette connaissance int\u00e9rieure, s\u2019\u00e9l\u00e8vent une foi et une confiance fermes et profondes en \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb. <em>S\u012bla<\/em> est pr\u00e9sent, et c\u2019est cette connaissance int\u00e9rieure qui observe <em>s\u012bla <\/em>et qui veille \u00e0 la qualit\u00e9 de nos actions et de nos paroles. <em>Sam\u0101dhi <\/em>est pr\u00e9sent, et c\u2019est cette connaissance int\u00e9rieure qui est stabilit\u00e9. <em>Pa\u00f1\u00f1\u0101 <\/em>est pr\u00e9sent et c\u2019est cette connaissance int\u00e9rieure qui sait, de mani\u00e8re directe, distinguer les conditions mentales et physiques. Rien n\u2019existe au-del\u00e0 de l\u2019esprit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Notre esprit peut conna\u00eetre les choses de mani\u00e8re juste ou de mani\u00e8re erron\u00e9e. Quand nous lui permettons de suivre aveugl\u00e9ment formes, sons, odeurs, saveurs, objets tactiles et id\u00e9es, il est bern\u00e9 jour et nuit, depuis la naissance jusqu\u2019\u00e0 la vieillesse, et de la vieillesse jusqu\u2019\u00e0 la mort. Il est fort possible qu\u2019il soit fascin\u00e9 par ces choses pendant un nombre incalculable de vies. Quand nous venons m\u00e9diter, nous faisons l\u2019effort de br\u00fbler les pollutions qui obscurcissent notre c\u0153ur pour qu\u2019elles diminuent et finissent par dispara\u00eetre compl\u00e8tement. Notre effort est donc concentr\u00e9 sur notre esprit. Nous nous r\u00e9p\u00e9tons sans cesse qu\u2019en dehors de cette connaissance int\u00e9rieure \u00e9tablie dans l\u2019instant pr\u00e9sent, tout le reste \u2013 pass\u00e9 ou futur, bon ou mauvais \u2013 est impermanent. Il n\u2019y a rien qui dure dans ce monde. En dehors de \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en nous, tout est insatisfaisant et impersonnel. Cette connaissance int\u00e9rieure elle-m\u00eame n\u2019est pas certaine si la masse des pollutions la remplit et l\u2019encercle. Nous devons faire tous nos efforts pour br\u00fbler d\u00e9finitivement les pollutions l\u00e0 o\u00f9 elles se trouvent. Nous devons d\u00e9velopper la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, la vertu et la m\u00e9ditation ici-m\u00eame, dans cet esprit qui sait \u00e0 l\u2019instant pr\u00e9sent. M\u00e9fiez-vous des formes qui retiennent votre regard et des sons qui p\u00e9n\u00e8trent vos oreilles, ne les suivez pas. Les odeurs qui chatouillent le nez, les saveurs qui caressent la langue, les sensations de froid et de chaud, de dur et de mou, ne vous laissez pas prendre par elles. Ne vous laissez pas induire en erreur par le train de vos pens\u00e9es. Ne vous laissez pas pi\u00e9ger par les ph\u00e9nom\u00e8nes qui conditionnent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourquoi le Bouddha ne voulait-il pas que nous soyons pi\u00e9g\u00e9s&nbsp;? \u00c0 ce stade, nous avons tous eu l\u2019occasion d\u2019acqu\u00e9rir des connaissances mais o\u00f9 cela nous a-t-il men\u00e9s&nbsp;? \u00c0 la vieillesse et \u00e0 la mort. La mort et puis la naissance, et encore la mort et la naissance. Voyez-vous le processus&nbsp;? Tous les \u00eatres humains naissent et puis meurent, tout comme un son qui se fait entendre puis se tait ou comme une forme qui, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e, finit par dispara\u00eetre. Partout o\u00f9 il y a apparition, il faut qu\u2019il y ait disparition. Le Bouddha voulait que nous ayons pleinement conscience de cette v\u00e9rit\u00e9. C\u2019est son enseignement et celui de tous ses nobles disciples. Ils nous apprennent tous \u00e0 conna\u00eetre le fonctionnement de notre esprit, \u00e0 \u00eatre conscients de nous-m\u00eames, \u00e0 ne pas nous laisser emporter par nos \u00e9tats mentaux, nos pens\u00e9es ou nos d\u00e9sirs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha a parl\u00e9 de trois types de d\u00e9sir&nbsp;: le d\u00e9sir de plaisirs sensoriels, le d\u00e9sir de devenir ou d\u2019exister, et le d\u00e9sir de supprimer ou de ne plus exister \u2013 le premier \u00e9tant le plus grossier, le second moyennement grossier et le troisi\u00e8me, plus subtil. Toutes ces formes de d\u00e9sir sont enracin\u00e9es dans l\u2019esprit et, pour les abandonner et non nous laisser emporter par elles, il faut d\u00e9ployer de gros efforts et faire preuve d\u2019une grande vigilance. La pratique implique donc de ne pas suivre les caprices, les envies et les d\u00e9sirs quand ils se manifestent. Quand le d\u00e9sir commence \u00e0 cr\u00e9er d\u00e9tresse et remous dans l\u2019esprit, nous le pacifions en toute connaissance de cause.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Bouddha nous a appris \u00e0 lire clairement dans cet esprit mais aussi \u00e0 voir les choses ext\u00e9rieures qui l\u2019entourent. Il voulait que nous comprenions que rien, nulle part, n\u2019est permanent ou substantiel, et que rien ne peut nous apporter un bonheur durable. Tout est <em>dukkha<\/em>, insatisfaisant. Nous nous asseyons en m\u00e9ditation et <em>dukkha<\/em> est dans la posture assise&nbsp;; nous nous allongeons et <em>dukkha<\/em> est dans la position allong\u00e9e&nbsp;; nous nous levons et <em>dukkha<\/em> est encore l\u00e0&nbsp;; nous marchons et <em>dukkha<\/em> est dans la marche. M\u00eame quand nous parlons du Dhamma, <em>dukkha<\/em> est pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n\u2019y a pas de v\u00e9ritable bonheur. Toutes ces choses que nous prenons pour du bonheur sont fausses. S\u2019il s\u2019agissait vraiment de bonheur, pourquoi rena\u00eetrions-nous apr\u00e8s la mort&nbsp;? Il n\u2019y a pas de v\u00e9ritable bonheur. Ce que l\u2019on appelle g\u00e9n\u00e9ralement \u00ab&nbsp;bonheur&nbsp;\u00bb n\u2019est qu\u2019une illusion des gens qui vivent dans le monde. Les \u00c9veill\u00e9s disent qu\u2019il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 de <em>dukkha<\/em> et de non-connaissance. C\u2019est pourquoi le Bouddha et ses disciples, tant \u00e9veill\u00e9s que non \u00e9veill\u00e9s, pratiquent la m\u00e9ditation de la tranquillit\u00e9 et la m\u00e9ditation de la vision p\u00e9n\u00e9trante dans toutes les postures. \u00c0 tout moment, ils mettent de l\u2019\u00e9nergie dans leur m\u00e9ditation et acc\u00e9l\u00e8rent sans cesse leurs efforts. Il arrive qu\u2019ils se passent de sommeil. Si, dans la bataille int\u00e9rieure contre les pollutions mentales, nous nous r\u00e9fugions dans le repos et le sommeil, les pollutions vont nous \u00e9craser et nous ne serons plus en mesure de les \u00e9liminer. Si, au contraire, nous nous levons et nous asseyons en m\u00e9ditation pour contempler l\u2019aspect non attirant du corps (<em>asubha<\/em>) ou bien les \u00e9l\u00e9ments qui le composent (<em>dhatu<\/em>) pour voir l\u2019insatisfaction inh\u00e9rente au corps et au mental, si nous montrons cela clairement \u00e0 notre esprit paresseux et enclin au plaisir, ce sera une mani\u00e8re de faire des efforts en vue d\u2019\u00e9radiquer les pollutions de l\u2019ignorance et de la pens\u00e9e erron\u00e9e. \u00c0 chaque fois que notre vision des choses est d\u00e9form\u00e9e par la recherche du plaisir, nous perdons la conscience de nous-m\u00eames et nous nous retrouvons dans l\u2019obscurit\u00e9 la plus profonde. Aucune voie ne nous m\u00e8nera aussi s\u00fbrement \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9 totale que les pens\u00e9es erron\u00e9es, l\u2019ignorance de la v\u00e9ritable nature du corps et de l\u2019esprit, l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 voir les trois caract\u00e9ristiques de l\u2019existence et \u00e0 avoir une claire conscience du moment pr\u00e9sent. L\u2019esprit confus ne fait aucun effort pour se lib\u00e9rer de sa confusion dans l\u2019instant pr\u00e9sent. Il est compl\u00e8tement tourn\u00e9 vers le plaisir qu\u2019il trouve dans les formes, les sons, les odeurs, les saveurs, les contacts physiques et les \u00e9tats mentaux, et prend ce plaisir pour du bonheur. Mais ce bonheur est compl\u00e8tement d\u00e9pendant du monde mat\u00e9riel, ce n\u2019est pas un v\u00e9ritable bonheur. Le Bouddha a dit que le v\u00e9ritable bonheur est le bonheur du <em>nibb\u0101na<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le bonheur du <em>nibb\u0101na<\/em> est un bonheur auquel on ne s\u2019accroche pas. Il ne d\u00e9pend pas du fait que l\u2019on obtienne ou que l\u2019on rejette quelque chose. C\u2019est la totale annihilation du d\u00e9sir, de la haine et de la vision erron\u00e9e des choses, tant sur le plan int\u00e9rieur qu\u2019ext\u00e9rieur. C\u2019est parce qu\u2019il ne reste pas la moindre trace de pollution que l\u2019on peut dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un v\u00e9ritable bonheur qui ne change pas, qui n\u2019est ni capricieux ni trompeur. Quant au bonheur que l\u2019on peut trouver dans le monde, aussi intense soit-il, il sera toujours trompeur. M\u00eame les millionnaires, les multimillionnaires, les rois et les empereurs doivent tous passer par la souffrance qui r\u00e9sulte de leur vision erron\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9. Le Bouddha a appel\u00e9 ces pollutions \u00ab&nbsp;un feu&nbsp;\u00bb. Le feu est br\u00fblant et, partout o\u00f9 le feu du d\u00e9sir appara\u00eet, il br\u00fble. Quand le feu de l\u2019aversion et de l\u2019ignorance est pr\u00e9sent, il br\u00fble tout sur son passage. O\u00f9 ce feu appara\u00eet-il&nbsp;? Dans l\u2019esprit qui ne voit pas les choses correctement, qui n\u2019a pas la connaissance&nbsp;; l\u2019esprit qui ne sait pas l\u00e2cher prise, abandonner, se d\u00e9tendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019esprit a tendance \u00e0 s\u2019attacher \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb. Il s\u2019attache au corps en pensant qu\u2019il est lui mais, apr\u00e8s la mort, le corps pourrit dans la terre ou bien il est br\u00fbl\u00e9. Vous le savez, n\u2019est-ce pas&nbsp;? Si vous n\u2019avez pas encore r\u00e9alis\u00e9 que le m\u00eame sort vous attend, regardez autour de vous&nbsp;: o\u00f9 s\u2019en sont all\u00e9s vos parents, vos grands-parents&nbsp;? Ils sont morts. Et apr\u00e8s leur mort, o\u00f9 s\u2019en est all\u00e9 leur corps&nbsp;? Il est retourn\u00e9 \u00e0 la terre. Au bout du compte, ce corps auquel nous sommes attach\u00e9s et que nous consid\u00e9rons comme \u00ab&nbsp;nous&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;n\u00f4tre&nbsp;\u00bb retournera \u00e0 la terre et nous ne pouvons rien faire pour emp\u00eacher cela. Nous ne pouvons pas interdire au vieillissement, \u00e0 la maladie et \u00e0 la mort de venir. Mais le Bouddha a dit que nous pouvions tout de m\u00eame faire quelque chose&nbsp;: emp\u00eacher l\u2019esprit de tomber dans le pi\u00e8ge des pens\u00e9es erron\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9veillez \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb en vous. En dehors de cela, tout est <em>aniccam<\/em>, impermanent&nbsp;; ne vous laissez pas pi\u00e9ger par tout cela, \u00e0 aucun prix. En dehors de \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb, tout est <em>dukkham<\/em>, insatisfaisant et incertain. En dehors de \u00ab&nbsp;ce qui sait&nbsp;\u00bb, il n\u2019y a pas d\u2019<em>att\u0101<\/em>, pas d\u2019entit\u00e9 ind\u00e9pendante. Moi et les autres ne sont qu\u2019une convention que l\u2019on utilise dans le monde. En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y a aucun \u00ab&nbsp;soi&nbsp;\u00bb, il n\u2019y a rien qui soit vraiment \u00ab&nbsp;moi&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;mien&nbsp;\u00bb. Faites-en l\u2019exp\u00e9rience en visualisant l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre, les parties du corps&nbsp;: les cheveux, les poils, les dents, les ongles, la peau, la chair et les os. Voyez-les aussi sous la forme des quatre \u00e9l\u00e9ments&nbsp;: terre, eau, air et feu. Voyez ce qui est r\u00e9ellement. Il n\u2019y a rien de substantiel l\u00e0-dedans&nbsp;; seulement des concepts, des conventions sociales. Ne vous laissez pas berner par eux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Allez \u00e0 l\u2019encontre de la tendance de l\u2019esprit \u00e0 se tourner vers l\u2019ext\u00e9rieur. Entrez en <em>sam\u0101dhi <\/em>et pacifiez votre esprit. \u00c9tablissez-vous dans la pratique du Dhamma et ne cessez pas de br\u00fbler les pollutions mentales que sont le d\u00e9sir, l\u2019aversion et l\u2019ignorance de la r\u00e9alit\u00e9 des choses. Tant qu\u2019ils sont pr\u00e9sents, continuez \u00e0 essayer de les \u00e9liminer progressivement. C\u2019est ce que l\u2019on appelle \u00ab\u00a0ne pas faire machine arri\u00e8re\u00a0\u00bb. <em>Viriyena dukkhamacenti<\/em> a dit le Bouddha\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Dukkha<\/em> est transcend\u00e9 par l\u2019effort\u00a0\u00bb. Quand l\u2019effort est pr\u00e9sent dans notre esprit, nous pouvons nous lib\u00e9rer de la souffrance. Si ceux qui pratiquent le Dhamma croient de tout leur c\u0153ur en la v\u00e9rit\u00e9 de ces paroles, s\u2019ils ne rel\u00e2chent pas leur effort mais, au contraire, prennent la ferme r\u00e9solution de pratiquer la m\u00e9ditation de la tranquillit\u00e9 et la m\u00e9ditation de la vision p\u00e9n\u00e9trante du mieux de leurs capacit\u00e9s, leur facult\u00e9s spirituelles et la puret\u00e9 qu\u2019ils accumuleront vont arriver \u00e0 leur pleine maturation et ils r\u00e9aliseront l\u2019\u00c9veil. Cela ne fait aucun doute. Vous m\u2019avez \u00e9cout\u00e9 parler des moyens habiles pour y parvenir et vous en avez clairement appr\u00e9ci\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9 dans votre c\u0153ur. Il est temps maintenant d\u2019en impr\u00e9gner votre m\u00e9moire et de les emporter avec vous pour les mettre en pratique de votre mieux, pour pouvoir en b\u00e9n\u00e9ficier et trouver le bonheur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Luang Por Sim Traduction de Jeanne Schut Extrait des enseignements d&rsquo;Ajahn Sim Le moment est venu de m\u00e9diter. Asseyez-vous jambes crois\u00e9es en pla\u00e7ant la jambe droite sur la jambe gauche et la main droite sur la main gauche. Dans cette posture assise, que votre dos soit bien droit. 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